Bonjour à tous !
Jeudi et vendredi dernier, j’étais à Brest à l’occasion des 36e Journées des Communautés Urbaines de France
Quelques chiffres suffisent pour se faire une idée de l’importance des communautés urbaines dans notre pays. A elles seules, les 14 communautés existantes aujourd’hui représentent 355 communes et un Français sur dix.
Créée en 1985, l’Association des Communautés Urbaines de France se veut à la fois un espace d’échanges de bonnes pratiques et une force de proposition qui défend nos communautés comme des acteurs incontournables de l’organisation des territoires. A l’instar de mes collègues qui avaient fait le déplacement à Brest, j’ai fortement regretté l’absence de tout ministre du gouvernement à cette rencontre annuelle qui est un temps fort dans la vie des communautés urbaines. C’est d’ailleurs la première fois que cela se produit dans l’histoire de l’ACUF !
Cette absence traduit d’abord une ignorance de l’importance du fait urbain et disons-le, une certaine désinvolture dans la façon dont le gouvernement traite nos grandes agglomérations. Au-delà, cette absence n’est pas rassurante. Car au fond, elle cache mal le tour de vis que le gouvernement s’apprête à opérer sur le financement de nos collectivités.
Cela tombe au plus mal, car c’est justement durant cette période de crise que les communautés urbaines, par leurs investissements, ont un rôle moteur pour notre économie. Aujourd’hui, on risque tout simplement d'ajouter de la dépression et d’hypothéquer l’avenir de nos territoires.
Alors qu’en Europe, Barcelone ou Manchester sont en train de construire le grand Barcelone ou le grand Manchester, en France on se dirige vers une forte recentralisation.
C’est pourquoi, pour relancer la machine, le plus simple serait de réorienter la loi de finances 2009. Ainsi, nous éviterions demain le risque de n’être plus que les commissionnaires de ce qui a été décidé à Bercy !