mercredi 15 octobre 2008

Communautés urbaines


Bonjour à tous !


Jeudi et vendredi dernier, j’étais à Brest à l’occasion des 36e Journées des Communautés Urbaines de France



Q
uelques chiffres suffisent pour se faire une idée de l’importance des communautés urbaines dans notre pays. A elles seules, les 14 communautés existantes aujourd’hui représentent 355 communes et un Français sur dix.

Créée en 1985, l’Association des Communautés Urbaines de France se veut à la fois un espace d’échanges de bonnes pratiques et une force de proposition qui défend nos communautés comme des acteurs incontournables de l’organisation des territoires.
A l’instar de mes collègues qui avaient fait le déplacement à Brest, j’ai fortement regretté l’absence de tout ministre du gouvernement à cette rencontre annuelle qui est un temps fort dans la vie des communautés urbaines. C’est d’ailleurs la première fois que cela se produit dans l’histoire de l’ACUF !

Cette absence traduit d’abord une ignorance de l’importance du fait urbain et disons-le, une certaine désinvolture dans la façon dont le gouvernement traite nos grandes agglomérations. Au-delà, cette absence n’est pas rassurante. Car au fond, elle cache mal le tour de vis que le gouvernement s’apprête à opérer sur le financement de nos collectivités.


Cela tombe au plus mal, car c’est justement durant cette période de crise que les communautés urbaines, par leurs investissements, ont un rôle moteur pour notre économie. Aujourd’hui, on risque tout simplement d'ajouter de la dépression et d’hypothéquer l’avenir de nos territoires.

Alors qu’en Europe, Barcelone ou Manchester sont en train de construire le grand Barcelone ou le grand Manchester, en France on se dirige vers une forte recentralisation.

C’est pourquoi, pour relancer la machine, le plus simple serait de réorienter la loi de finances 2009. Ainsi, nous éviterions demain le risque de n’être plus que les commissionnaires de ce qui a été décidé à Bercy !



2 commentaires:

R. Perrin a dit…

Mr Collomb,
Le vrai problème de la France c'est cet enchevêtrement de strates administratives. Notre pays est empêtré dans 5 niveaux de compétences administrative : les villes, les communautés, les départements, les régions, l'état. Mais il faut ajouter de multiples organisations rajoutées au gré des réformes. Le problème est que désormais chacune de ces entités entend jouer un rôle dans tous les domaines alors qu'en fait, elles n'en ont ni les moyens, ni les compétences. Mais comme vous le dites souvent, c'est à l'échelle des grandes régions que l'Europe s'est organisée avec Manchester, Barcelone, Milan... Je vous soutiens totalement dans votre vision d'une métropole lyonnaise dont la véritable sphère d'influence s'étend dans les faits de Saint-Etienne au Nord Isère, à la plaine de l'Ain, voire plus au Sud. Mais il va falloir trouver la solution pour qyue chacun accepte de se s'intégrer dans un grand ensemble sous une bannière commune. Pas facile ! Surtout que les 500 000 élus locaux de France et les sénateurs vont faire barrage... Quant à l'absence du gouvernement aux journées de l'Acuf, no comment ! Bon courage.

R. Perrin

Slimane a dit…

Bonjour Mr Collomb


Que pensez vous du projet du gouvernement et notamment de son secrétaire d'état aux collectivités territoriales d'intégrer l'intercommunalité dans les règles de cumul des mandats ? J'ai lu dans l'Express que vous seriez parmi les grands élus directement frappé par ce durcissement de la loi.