J’ai la conviction que, dans les grandes villes européennes, nous sommes dans une période où croissance et qualité de la vie se conjuguent
Il suffit de regarder une carte pour mesurer combien la croissance est aujourd’hui liée aux métropoles. C’est vrai en France où l’agglomération lyonnaise est celle qui connaît le plus fort développement économique. Ici, le nombre de création d’entreprises a augmenté de 20% entre 2001 et 2006, alors qu’il n’a augmenté que de 10% ne moyenne nationale. Avec 5 pôles de compétitivité, dont 2 à vocation mondiale, la région lyonnaise contribue à la croissance nationale.
Hélas, l’Etat semble retomber dans ses visions archaïques et négliger totalement les grandes villes qui sont pourtant les moteurs de la croissance française. C’est ainsi que l’Etat prévoit aujourd’hui, selon un scénario malheureusement confirmé par Mme Alliot-Marie à l’occasion de l’assemblée générale de l’Association des Communautés Urbaines de France, une baisse de 11% de sa dotation à ces collectivités (établissements publics doit-on encore dire) d’ici cinq années.
C’est incompréhensible. C’est l’expression d’un Etat replié sur ses modes de fonctionnement et de pensée ancestraux. Mon indignation est d’autant plus grande que l’Etat est aujourd’hui conduit par une équipe qui se veut largement réformatrice…
Pour faire progresser la France, il faut faire progresser les grandes agglomérations, et non réduire leurs moyens !