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lundi 3 mars 2008

aimerlyon : le projet


L'UFC "Que Choisir" vient de mener une grande enquête sur les transports urbains en passant au crible les 22 plus grandes agglomérations françaises. Au terme de cette étude minutieuse, Lyon arrive en tête de ce palmarès


C'est évidemment un très bon résultat pour notre agglomération qui se voit ainsi récompensée pour les efforts déployés ces dernières années afin d'améliorer son réseau de transports en commun.


"Lyon la référence"

Publiée dans le mensuel "Que Choisir", cette enquête souligne une fréquentation record du réseau des transports en commun lyonnais, des fréquences exceptionnelles des bus, trams et métros, et un nombre d'usagers en constante progression.

Cette excellente performance est aussi pour mes équipes un bel encouragement à poursuivre notre action en faveur d'un schéma de transports urbains cohérent, attractif et capable d’offrir une alternative crédible à la voiture pour tous ceux qui se rendent à Lyon, pour leur travail ou pour leurs loisirs.

Comme l'indique notre programme, rappelons que prendre les transports en commun, c’est réduire de 3 à 5 fois la consommation d’énergie par personne et par km. Un bus en milieu urbain et en heure de pointe transporte 70 personnes soit l’équivalent de 54 voitures.

Outre les transports en commun, la ville durable de demain sera celle qui saura réorganiser le temps des citoyens autour de circuits courts de déplacements qui favoriseront le vélo et la marche. C'est tout le sens du projet que nous avons pour continuer à faire de Lyon une ville de plus en plus douce à vivre, de plus en plus belle et agréable à vivre.


mercredi 17 octobre 2007

A bicyclette !


J’ouvrirai demain matin le 17e congrès du Club des Villes Cyclables

Le choix de Lyon pour organiser le 17e Congrès du Club des Villes Cyclables s’est imposé comme une évidence. Il est vrai qu’en seulement quelques années, nous avons transformé les usages de la ville et hissé Lyon au premier rang des villes françaises adeptes de la petite reine.

Le fait que Lyon fut la première grande ville à proposer des vélos en libre service est évidemment pour beaucoup dans cette dynamique en faveur des déplacements doux. Et je dois dire que j’en retire personnellement une très grande fierté. C’était en mai 2005 et le succès est tel qu’il ne se passe pas un jour sans que l’on me parle de Vélo’V !

Avec une moyenne de 15000 utilisateurs qui empruntent quotidiennement un des 3000 vélos mis à leur disposition dans l’une des 250 stations sur Lyon et Villeurbanne, il est vrai que ça change une ville. D’ailleurs j’ai conscience des contraintes qu’un tel succès peut parfois engendrer. A chacun de respecter le partage de l’espace public et de se déplacer sans gêner les autres.

Ceci dit, chacun perçoit bien aujourd’hui la pertinence de ce mode de transport dans une grande métropole comme Lyon dont l’exemple a inspiré bien d’autres villes depuis en France et en Europe : Paris, Aix-en-Provence, Séville, Besançon, Marseille, Mulhouse et bientôt Dublin. Un mode parfaitement adapté aux nouveaux rythmes urbains et qui fonctionne dans une offre globale avec les Transports en Commun Lyonnais et le réseau régional des TER.

« Oùra » que vient de lancer la région Rhône-Alpes permet d’ailleurs de voyager sur tous ces réseaux avec une carte unique. Plus économique, plus pratique, ce dispositif répond pleinement aux enjeux de respect de l’environnement et de développement durable qui se posent aujourd’hui dans toutes les grandes aires urbaines.



mardi 4 septembre 2007

Les problèmes de circulation instrumentalisés

Des problèmes techniques nous ont conduits à fermer le tunnel de la Croix-Rousse. J’ai conscience des difficultés qu’engendre pour les automobilistes une telle situation

Mais dans ce domaine, seules les exigences de sécurité priment et les drames qui se sont produits dans les tunnels alpins ces dernières années ne devraient laisser aucun doute dans l’esprit de tout responsable public. Bien évidemment j’ai demandé aux services du Grand Lyon de tout mettre en œuvre afin de limiter au maximum la durée des travaux. De même, nous avons créé des itinéraires alternatifs afin de réduire la gêne ressentie et nous examinons la possibilité de mettre en place des systèmes de navettes et de parcs-relais.

D’ailleurs la sécurité dans les tunnels lyonnais a toujours été une de mes préoccupations majeures. C’est pourquoi je m’étonne aujourd’hui de voir les responsables de l’UMP profiter de cette situation pour tenter d’instrumentaliser la question de la circulation dans notre Cité. Ceci, alors même que le Grand Lyon a toujours fait preuve de la plus grande vigilance en arrêtant dès juin 2004 des mesures conservatoires pour l’exploitation du tunnel de la Croix-Rousse ; alors même que nous avons investi depuis l’année dernière 10 millions d’euros dans des travaux et qu’en juillet les élus de la communauté urbaine ont adopté un programme de rénovation du tunnel de la Croix-Rousse à long terme.

Je regrette la simplification à l’extrême et de mauvaise foi faite par mon challenger. C’est un peu comme si Marseille ne connaissait aucun problème de circulation parce que son maire est UMP… Pour ma part, je reste concentré sur les objectifs que j’ai toujours défendus en matière de déplacements urbains et qui sont mis en œuvre de manière exemplaire par le Grand Lyon et le Sytral. Je pense au renforcement et à l’amélioration du réseau des transports en commun ou encore au développement des modes doux comme Vélo’V.

Aujourd’hui moins d’un déplacement sur deux se fait en voiture et Lyon est désormais régulièrement citée en référence par de nombreuses enquêtes réalisées sur ce thème. Je veux aussi rappeler à ceux qui l’auraient oublié que nous attendons encore des services de l’Etat des périmètres de risques qui conditionnent la réalisation du Tronçon Ouest Périphérique ; que la réalisation du Contournement Ouest de Lyon relève elle aussi des compétences de l’Etat et qu’il ne faudrait pas aujourd’hui encourager l’augmentation de la circulation automobile dans Lyon intra muros…

Au fond, c’est cela qui nous différencie de nos adversaires si j’en crois, évidemment, les intentions de l’Etat et du ministère des transports de faire déboucher les autoroutes A45 et A89 au cœur de Lyon.