mercredi 31 janvier 2007

Une chaise vide

Vendredi dernier, les pays européens qui ont ratifié le traité constitutionnel se sont réunis à Madrid pour réfléchir aux moyens à mettre en oeuvre pour relancer la construction européenne, aujourd'hui en panne.
La France était absente de cette réunion ce qui n'est bon, ni pour notre pays, ni pour l'Europe.

En tant que Président des Eurocités, réseau de 140 villes européennes, je m'attache à donner un sens à cette Europe qui doit, en accordant plus de place à l'échelon local, retrouver une légitimité.
C'est le sens de la lettre que j'ai adressée le 21 décembre 2006, avec cinq collègues responsables d'associations européennes de collectivités locales et régionales, à la Chancelière Allemande qui préside actuellement l'Union Européenne.
Nous sommes convaincus que la reconnaissance des collectivités locales permettra d'assurer un plus grand engagement des citoyens dans l'élaboration et la mise en oeuvre des politiques européennes.
En s'impliquant à travers des projets concrets, portés par leurs villes ou leurs régions, les citoyens européens construiront pas à pas une communauté de destin.
L'Europe est le bon niveau pour traiter les grandes questions du 21ème siècle et promouvoir une Mondialisation responsable, capable d'associer efficacité économique, cohésion sociale et développement durable.
La France ne peut pas laisser passer le train européen Elle doit
contribuer à relancer la machine.

5 commentaires:

BT a dit…

c'est vrai que l'absence de la France à cette réunion a eu peu d'échos...peut etre est-ce par honte? étrangement, on n'en a pas beaucoup entendu parlé dans nos journaux!

jean a dit…

heureusement que les collectivités locales sont là pour défendre l'idée européenne!

buffle a dit…

Le 2007-02-02 08:01:15, par Buffle
Ca prouve que le centre du pouvoir se décale de plus en plus au niveau local.

karl a dit…

Pour ma part je ne trouve pas regrettable que la France ait été absente de cette réunion. En effet, si cette "chaise vide" peut permettre à tous les pays d'Europe de se rendre compte qu'il y a un problème, que leur traité ne fait l'unanimité, nous pourrons repartir sur la construction d'une europe plus juste, plus sociale.

Alfred a dit…

Ah bon, il n'y a pas de plan B?? Où sont passés les Fabius et consorts qui croyaient dur comme fer que tous les pays signataires vont revoter selon NOS conditions? Quelle arrogance!



Le train Europe est en marche, avec ou sans nous.



Les pays signataires ont décidé de faire bouger les choses. Il faut tout de même insister sur le fait que, eux, nous tendent la main et nous demandent de préciser nos divergences et de proposer quelque chose pour sortir de la crise.



Mais tant que la Grande Mascarade Présidentielle ne sera pas terminée, il n'y aura aucun espoir de voir la France bouger. Et même après, je reste sceptique au regard du peu de propositions concrêtes et engagées des candidats en matière de construction européenne.