" Ne pas s'affranchir des leçons du passé "
Voici le discours que j'ai prononcé ce matin pour les commémorations du 67e anniversaire de la Libération de Lyon.
"Le 3 septembre 1944, notre ville était libérée. C’était, il y a 67 ans, la fin d’un effroyable cycle de répression, de violence et de douleurs. Certes, la guerre allait continuer, pour quelques temps encore, avec son lot d’atrocités, de crimes, d’injustices. Mais sur notre sol national, l’offensive lancée par les forces des armées alliées et de la France Libre, avec l’appui des Forces Françaises de l’Intérieur, s’avérait chaque jour plus décisive.
C’était la fin d’une longue et douloureuse occupation. C’était la fin du long martyr de Lyon qui, dans les derniers moments d’une guerre devenue de plus en plus effroyable avait connu la plus féroce des répressions. Sentant se refermer sur lui l’étau des forces alliées, l’occupant s’était mué en effet en monstre aveugle, tuant, exécutant, massacrant dans une spirale de surenchère criminelle.
Implacables journées d’août 1944 qui – jusqu’aux dernières heures précédant sa libération – avaient plongé notre Cité dans un climat d’angoisse et de terreur. C’est parce qu’elle signe la victoire sur une des pages les plus sanglantes de la barbarie nazie que la Libération de Lyon appartient à ces chapitres de l’Histoire qu’il convient de connaître, d’enseigner, de diffuser.


