lundi 2 mars 2009

Parti Socialiste




" Petite leçon d’histoire sur la désignation des listes européennes "



Après le calamiteux Congrès de Reims, où notre parti avait plus brillé par les manœuvres d’appareil que par le débat d’idées, on pouvait croire que le PS avait touché le fond. Celles et ceux qui, pendant 24 heures, ont assisté à la composition des listes pour les Européennes savent qu’il n’en était rien.



Il suffit pour cela de relater les faits !


On comprendra alors que la représentation des territoires, l’implantation locale des candidats ou leur capacité à représenter dignement le PS au Parlement européen n’ont pas été les premiers critères pris en compte.


On a plutôt assisté à des petits arrangements entre "amis" obtenus après des heures de palabres et d’affrontements dont ont raisonné les couloirs de Solferino. Qu’on en juge !


Le bureau exécutif chargé d’examiner le texte du projet européen du PS et la liste des candidats était convoqué à 17h.


A 17h, seuls les membres de "base" du bureau sont au rendez-vous. A 17h30, on leur annonce que la commission électorale n’a pas terminé ses travaux. Pendant ce temps, cette dernière discute. Mais surtout, ça négocie dur dans les différents bureaux !


18h30, toujours pas de bureau national. Aux esseulés qui commencent à s’impatienter, on annonce que le bureau national n’aura lieu qu’à 21h. Une demi-heure après, on leur dit que, finalement, ce sera plutôt 21h30.


Les plus accrochés restent sur place (au cas où !). Les permanents compatissants viennent alors leur proposer un petit buffet. Les plus confirmés dans la Solferinologie ont, quant à eux, déjà gagné les restaurants alentours. A 22h, ils reviennent, prêts à affronter la nuit.


Le BN commence enfin… mais par une déclaration : il n’y a toujours pas d’accord, la commission va se réunir à nouveau. Une heure après, toujours rien. Avant que les derniers cafés ne ferment, les isolés du bureau exécutif vont par petits groupes prendre un verre Bd St-Germain. Retour trois quarts d’heure après. Il est presque minuit : les listes ne sont toujours pas constituées.


Vers 1h15 : la direction décide, "qu’en attendant", on va discuter du texte du Projet pour l’Europe.


Le projet est alors distribué aux membres du BN qui, pour la plupart, le découvrent. Un coup d’œil sur le texte donc, et le débat s’engage !


Il tournera essentiellement autour d’une trouvaille sémantique forte qui, au dire des différents dirigeants de courant, a permis de faire l’accord sur le texte entre ceux qui sont pour une politique protectionniste et ceux qui pensent que l’Union Européenne doit fonctionner comme un marché unifié.


Cette trouvaille sémantique se résume en une formule : "une politique de juste échange". Pour ceux qui se demanderaient en quoi consiste exactement une "politique de juste échange", l’explication vient immédiatement après : "la politique de juste échange", c’est "une politique européenne commerciale ajustée".


Certes, certes ! Qui pourrait dire le contraire ? Si la politique commerciale européenne est "ajustée" l’échange ne peut être que "juste". Et si l’échange est "juste", la politique commerciale européenne est forcément "ajustée". CQFD !


C’est ce qu’en grammaire on appelle une tautologie, ou plus simplement, une redondance et qui repose sur l’affirmation, non sur l’analyse.


Interviennent alors les débats de fond sur ce sujet fondamental. Cela nous mène jusqu’à 2h du matin ! Heure à laquelle un émissaire de la commission nationale entrouvre la porte de la salle François Mitterrand pour nous annoncer qu’on en est à la discussion "sur les fins de listes".


Les plus impatients se disent que, cette fois, on en a bientôt fini. On recommence un petit morceau de débat pour meubler… Pourtant à 2h30, le même émissaire nous informe qu’on s’est bien mis d’accord "sur les fins de listes", mais qu’il n’y a par contre, pas d’accord "sur les débuts de liste". D’ailleurs, il ne pourra pas y en avoir dans l’immédiat puisqu’un des principaux protagonistes est parti… se coucher !!!


2h45, la première secrétaire prend une décision forte, à défaut d’être définitive. Elle déclare que le Bureau National est reporté au lendemain 9h. Une heure avant le début du Conseil national afin d’examiner les propositions que la commission électorale aura pu élaborer dans la nuit. A l’abri de tout regard !


Tout le monde au lit !


Le lendemain, 10h : début du Conseil national.


Grande tribune où tous les "courants" sont représentés dans un décorum qui rappelle des temps lointains.


Cette fois-ci, bien sûr, (devant le Conseil national) on va commencer par le "vrai" sujet, celui qui intéresse vraiment les Français : le débat de fond, le projet des socialistes pour l’Europe. Les représentants de courants dûment mandatés viennent donner leur position.


Chaque courant tient à préciser ce qu’il entend par "juste échange" et au fil des interventions, on s’aperçoit que chacun y met exactement ce qu’il veut. Les uns expliquent qu’il faut fermer les frontières pour protéger nos industries, les autres qu’un retour à un protectionnisme malthusien ne ferait que, comme en 1929, donner un tour plus aigu à la crise économique actuelle.


Bref, on comprend bien que personne n’est d’accord sur rien.


Sur rien ? Si, sur ce qui va suivre : la liste où l’on s’est réparti les postes entre "amis" !


Et chacun des représentants d’expliquer : "Mes chers camarades, c’est très dur, évidemment ce n’est pas réellement démocratique, on n’a pas vraiment suivi l’avis des représentants des grandes régions (à qui un mois plus tôt, on était venu demander leur avis), les camarades désignés n’ont aucune attache avec la région où on les envoie…"


Aucune attache ? Les uns y ont peut-être un lointain cousin, les autres qui sait, une maison de campagne… On avoue aux camarades que cette fois-ci en matière de constitutions des listes, on a atteint la limite. Mais on jure que pour les prochaines européennes, on fera ce qu’on avait déjà annoncé lors des précédentes : on changera le mode de désignation, et ce, pour donner plus de pouvoir aux camarades, c’est promis !


Ensuite, comme on s’achemine vers les 13 heures et qu’une conférence de presse est programmée vers 14h, on en appelle au patriotisme de parti pour que les délégués comprennent, qu’ils doivent absolument voter la liste qui sera présentée.

"Vous savez chers camarades, on a eu des difficultés mais vis-à-vis de l’extérieur, il faut défendre le parti."


Langage qui en rappelle un autre. "D’ailleurs, on est pressés ! On accepte de prendre deux ou trois intervenants mais pas plus. Après on vote". Trois militants font entendre leurs doléances. On veut bien les écouter pourvu que leurs interventions soient courtes. Les autres, résignés, commencent à quitter la salle.

On passe au vote. Les cartons se lèvent même si les mines s’allongent. On ne fait pas appel pour rien aux intérêts supérieurs du parti.


14h30 : conférence de presse.


Une rapide photo des têtes de listes pour les journaux devant la tribune.

Allez, camarades, retournez chez vous porter la bonne parole ! Les militants socialistes rentrent donc sur leurs terres.



Conclusion : Petit conte philosophique inspiré de Voltaire.



"Certains voulaient pourtant encore comprendre.

Ils avaient ouïe dire que "dans un café qui bordait le Palais de la Mutualité se tenait un très fameux Derviche qui passait pour le meilleur connaisseur du parti". Un de ces militants qui se plaisait à parler de tout, et que ses camarades appelaient pour cela Pangloss, lui dit :

- "Maître, nous venons vous prier de nous dire pourquoi une aussi étrange liste a été constituée ?

- De quoi te mêles-tu, dit le Derviche. Est-ce là ton affaire ?

- Mais, Maître, lui dit l’autre qui s’appelait Candide, il y a dans cette liste horriblement de mal.

- Qu’importe, dit le Derviche, qu’il y ait du mal ou bien. Quand sa Hautesse envoie un vaisseau en Égypte, s’embarrasse-t-elle, si les souris qui sont dans le vaisseau sont à leur aise ou non ?

- Que faut-il faire alors ? reprit Pangloss.

- Te taire, dit le Derviche !

- Je me flattais, dit pourtant Pangloss de raisonner avec vous des effets et des causes de cette meilleure des listes possibles".

Il n’eut pas le temps de finir car à ces mots le Derviche leur ferma la porte au nez. Les deux amis rentrèrent chez eux plein de bonnes résolutions.

- "Militons sans nous poser de questions, dit l’un d’entre eux. C’est le seul moyen de rendre la vie supportable".

Et toute la petite section à laquelle ils appartenaient décida de continuer à cultiver son pré carré.

Pourtant, de temps à autres, Pangloss s’interrogeait.

- "Tous ces événements sont enchaînés dans le meilleur des mondes possibles. Et nous devons donc avoir la meilleure des listes possibles.

- Cela est bien répondait Candide, mais il faut cultiver notre jardin !""


Morale de ce petit conte philosophique : c’est bien ce qu’on nous demande : ne philosophons plus mes chers camarades, cultivons notre jardin. Et ce sera peut-être là, pour nous comme pour Candide, "le plus sûr moyen d’être heureux !"





59 commentaires:

jeandelaxr a dit…

Woof ! ça décoiffe !

Ségolin a dit…

well well... ça balance dur au PS !!! N'empêche que j'suis super d'accord avec toi Gérard. Y'en a marre des caciques du parti qui nous prennent pour des bleuets.

M. a dit…

Voilà pourquoi je vais me désencarter du PS rapidement.Ces petites messes entre gens du beau monde, trop peu pour moi.Avec Aubry en tête c'est mort du PS assurée, des têtes vont tomber en 2012 et il sera trop tard.

De base a dit…

Une mesure de bon sens à reprendre à Droite et à Gauche: pourquoi ne pas ancrer les députés européens sur de vraies circonscription territoriales?? Chaque citoyen pourrait alors "identifier" ses représentants..Quand aux dérives du PS en matière de démocratie vis à vis de ses militants....je passe n'étant pas de votre bord politique...mais je rappelle que sans une véritable opposition la démocratie est fragile....
Un militant UMP

donatien a dit…

Camarade,

Merci de ce compte rendu qui me conforte dans mes idées...

Pour ma part, ce qui me désole c'est le candidat du Nord et ses 5 mandat divers... et une parité absente entre hommes et femmes !

Amitiés socialistes depuis Prague,

Donatien

Yves Lopez a dit…

Enorme ! C'est comme ça que ça se passe au bureau national du PS? Quand je pense qu'ils se battent pour en être. En tout cas lâchez-vous plus souvent ça fait plaisir !
Yves Lopez, Lyon 3

La Mouche Volatile a dit…

Pourquoi laver encore le linge sale sur la place publique ?

C'est un témoignage à charge et sans prise de recul, de nombreux militants et sympathisants s'en souviendront.

Dagrouik a dit…

Dans le genre foutage de tronche de la direction ... Là on voit tout. Merci pour ce témoignage très fort.

Après qu'on ne s'étonne pas que ce PS ne consulte pas ses militants sur des sujets importants ! Ils ont déjà du mal à se consulter entre eux à 50.

Le système est en train de se pêter la tronche, les banquiers gémissent et ont des milliards et notre élite PS cogite sur la politique de juste échange.

Ce n'est même plus la peine de se moquer des diners-en-ville et autres trucs d'initiés. Là on a encore mieux en fonctionnement en mode bien enfermé.

En tout cas, merci Gérard pour ce témoignage ! Il faut que ça sorte, qu'on sache ce qui se raconte dans tous ces trucs à huis-clos, pratiques d'autres époques.

Martial H. a dit…

@Tom,
C'est marrant toi qui a passé la campagne interne du PS a cogner sur les soutiens de Delanoë. Mais passons, tu as manifestemment une vue courte et totalement déconnectée de la vraie vie. Il me semble que Gérard Collomb parlait de méthodes en général et cela concerne toute la France. Parce qu'on s 'en fout un peu de qui fait quoi comme deuxième mandant il est autorisé deux mandats et point. Les néo députés choisiront. Et puis à savoir si les militants rhodaninens pensent ceci ou cela au sujet de leur candidat de motion. C'est juste petit petit petit. J'ai franchement l'impression que le problème dépasse largement les motions et le Rhône.. Ce parti est replié enfermé et incapable de se rénover et ça concerne tout le monde.
Un nouvel adhérent 2008 déjà dégouté

vs a dit…

M. Collomb
que se passe t(il ? vous avez visiblement décidé de passer la vitesse supérieure /:
c bien. je suis completement avec vous car j'habite à lyon et je sais qu'au dela des paroles, il y a les actes qui parlent pour vpus. bon courage!!

vs

Silence, on tue le PS a dit…

Silence, on tue le PS ! Bravo M. COLLOMB. Il faut vous battre et faire admettre à la direction nationale qu'il y a erreur sur la méthode. Courage car je sais que ce ne sera pas facile.

Anonyme a dit…

Bravo. Tout est dit.

proSégo a dit…

C'est bien de pouvoir lire ce genre de commentaire car à écouter Martine Aubry, tout va bien au parti socialiste. Bon mais finalement ça me rappelle ce qui s'était passé lors de la nuit des résolutions du congrès de Reims...
Mais alors du coup vous nous quittez si je comprends bien. Enfin je veux dire vous larguez Ségolène Royal. Mais comment s'organiser parce qu'à Lyon c'est une majorité tendance Royal? J'ai l'impression que ça va compliquer les choses. Bon moi je continue à la soutenir et je suis vraiment déçue du comportement de Peillon. Déjà que j'avais quelques doutes sur sa volonté de mettre la main sur notre courant, alors si en plus il se livre à des pratiques qu'il fustigeait il y a 3 mois, comment lui faire confiance? Mais d'ailleurs je me demande si SR est au courant de tout de ça, enfin de toutes ces négociations en coulisses car elle avait dit que Gilles Savary serait reconduit et ce n'est pas le cas. Je suis un peu perdue et dégoutée. Le ps donne une très mauvaise image aux français. Mais bon je reste quand même au ps!

Benjamin Durand a dit…

merci pour cette liberté de parole et de ton !
militant socialiste, je crois que chacun à son niveau, nous ressentons parfois cette sensation douloureuse d'être écartés des décisions de notre famille...
à nous déjà de "décentraliser" le pouvoir à l'échelle de notre territoire,
pour ma part, je vais cultiver mon jardin et tenter d'en mutualiser les fruits

Bien cordialement,
Benjamin

Theo a dit…

Gérard,

Ton argument renforce ma conviction qu'aujourd'hui seul le vote militant aux candidatures sera la seule façon de regler les problemes internes du parti.

L'example a été montré lors de la constitution de la liste de la Fédération des Français de l'Etranger.

Il s'agissait d'un ensemble de methodes utilisé dans les differents pays du monde.

Amities,
New York

Vincent-Marie BILOA a dit…

Merci Gérard pour cet éclairage salutaire. Que va t-il advenir du PS ?

Par respect pour le parti je me suis mis au travail après le congrès pour lequel on(Motion E) s'est fait voler.

Alors que l'on pensait que les européennes mettraient fin aux divisions, cet épisode des désignations pour les européennes fait rentrer le PS en phase de septicémie aiguë...

video meliora a dit…

C'est déprimant ... Ces européennes c'était bien parti avec le Manifesto et l'application de la règle anti-cumul que Poignant s'était imposée - d'abord à lui-même - . Mais bon tout cela doit finir, toute la petite crédibilité européenne que l'on avait pu espérer gagner avec le PES vient de s'envoler. Delenda Soferino comme disait Collomb l'Ancien ...

Anonyme a dit…

Bravo pour ce billet cruel mais tellement bien vu !

amitiés socialistes

Rp (Paris)

LCDM a dit…

Vous avez une patience au PS, moi j'aurais craqué avant

Anonyme a dit…

Vous n'avez que ça à faire Monsieur le Maire?

Personnellement, j'attends la réfection de la piscine du Rhône et la construction de celle du parc Sergent Blandan, dans l'intérêt de ma femme qui, comme moi, a voté pour vous, et celui de mes enfants.

Et, sauf erreur de ma part, cela rentre dans le champs de vos compétences, plus que la constitution d'une liste électorale...

Alors si vous pouviez cultiver votre jardin lyonnais en étant à notre service plutôt qu'à celuis du PS-URSS, cela nous permettrait de voter de nouveau pour vous dans 5 ans.

Victorinox a dit…

@anonyme,

Ouais, en même temps faut bien des élus qui portent ce qui vous a fait pour Collomb en 2008... CQFD

R. Perrin a dit…

Mr le Maire,

Je suis heureux de lire votre prose! Vous connaissez ma fidélité depuis de nombreuses années et je dois bien avouer que ce week end, je ne saisissais pas très bien le sens de vos interventions dans la presse. A la lecture de ce texte, mes doutes ont laissé la place à autre chose. Disons que je retrouve bien là le militant socialiste que vous avez toujours aidé. Il y a en effet une urgente nécessité à critiquer ces méthodes antidémocratiques si on ne veut pas que demain le PS se stratifie complètement. Ce parti que nous aimons est aujourd'hui bien mal en point. Et je ne doute pas que vous ferez l'objet de toutes les critiques. Mais pour ma part je tiens à saluer votre courage. Oui, les socialistes ne veulent plus de divisions. Mais cela signifie t'il pour autant de tout laisser faire ? Non. Alors tenez bon et je suis sûr que nous serons nombreux, élus et militants PS, à soutenir ce juste combat.

R. Perrin

De base a dit…

Je pense sincèrement qu'en plus notre Maire est légèrement "complexé" par une absence de destin national..? Mais à Lyon on s'en fout car quelque soit le parti, le jacobinisme est toujours opaque...Donc en résumé nous aurions préféré lire une note sur la sortie de crise économique grâce aux actions du Grand Lyon, par exemple? L'union "locale" est possible si le programme est au niveau, il en va de la santé de nos entreprises, de nos emplois et donc de notre pouvoir d'achat???Stop aux calculs politicien, notre pays et notre agglo valent meiux, non?

Anonyme a dit…

Merci, Gérard pour cet article poignant qui reflète clairement la situation du Ps qui s'éteint, je crains que ce parti se soit auto suicidé depuis le congrès de Reims, pour ma part, je ne renouvelle pas mon adhésion, ici, en Finistère, c'est totalement verrouillé, il n'y a rien à en tirer avec la main mise du clan Aubry sur le nord de la France.

Merci à toi de remettre les choses au clair.

Eddy Quimper

Anonyme a dit…

Il est certain que la constitution des listes à Lyon pour les municipales n'a pas donné lieu à ce type de tractations...

Adibou a dit…

Vu les réactions de certains à gauche, on se dit que vous avez mis le doigt où ça fait mal. moi je suis comme vous. je crois que quand on aime un parti, il faut lui dire quand ça va mal. et visiblement au PS, ça va plutôt très très mal... alors continuez, on est derrière vous !

serge a dit…

je viens de découvrir votre post sur le site de libelyon. c'est stupéfiant cette capacité de martine aubry, benoir hamon et consorts de mettre le ps en charpilles!!! tenez bon parce qu'il va y avoir du sport on dirait...


serge

Ludo69 a dit…

On comprend à lire ton récit, Gérard, que Martine Aubry n'avait que deux idées en tête : décider entre amis et semer la zizanie au sein de la motion E.
Les militants apprécieront, et encore plus les électeurs. J'ai lu que l'un des candidats dans le Nord ne parlait même pas anglais, quelle belle vision de l'Europe nous est ainsi proposée...
Ludo

Anonyme a dit…

Merci Monsieur Collomb pour cette liberté de parole et de ton !

Je ne sais pas pour qui je vais voter aux Européennes de 2009 (NPApeut être ou vert...) mais je sais depuis samedi que je ne voterai pas pour la liste socialiste (Nord Ouest). Adhérent DA et PS je ne peux donner ma confiance à Monsieur Gilles Pargneaux, secrétaire de la Fédération du Nord et l'initiateur de la fraude "supposée" massive de novembre 2008 Cumulant actuellement 5 mandats et bientôt 6 (maire d'Hellemmes, 1er Secrétaire au PS Nord, vice-président à la Communauté Urbaine de Lille, membre du Bureau National PS, Président de Anacej et sûrement, fort d'être tête de liste Député Européen... La démocratie doit respirer, se renouveler et ce n'est pas avec ce genre de personnage qu'elle le fera...
Alors pour moi c'est Non à cette liste et à Martine Aubry qui a envoyé Vincent Peillon sur vos terres pour privilégier un de ses amis chez nous dans le Nord.

A Eddy Quimper, il ne faut pas lâcher, non, tout le Nord n'est pas derrière Aubry même si malheureusement, trop de nos camarades suivent sans se poser de question, les barons locaux...

Erick62790

dc69 a dit…

Prendre Voltaire pour exemple cela n'est pas déplacé pour un homme qui s'est vu condamné pour infraction à la loi 1905 ?
Ah oui, j'oubliai Sarko puise même dans Jaurès...

ER a dit…

Au moins on ne s'ennuie pas en lisant votre blog monsieur Collomb ! D'ailleurs bravo pour votre blog. On y trouve les bonnes infos, avec un vrai souci de l'image, contrairement à ce qui se fait ailleurs. C'est pro. Etienne

Vs a dit…

Thierry Philip c'est un bon choix parce qu'il a fait ses preuves ces dernières années, notamment en battant Perben dans une circonscription qui était imprenable.

Blogapart a dit…

Bravo et courage. Nous avons besoin de gens comme vous pour faire avancer la démocratie. Ne lâchez rien et continuez à vous battre et le PS aura peut être une chance de ne pas sombrer totalement dans la médiocrité.

socialiste démocrate a dit…

Monsieur Collomb,
J'aurai tellement aimer croire en votre sincérité, mais j'ai beaucoup de doute en tant que militant socialiste car vous êtes capable de pire. Le blog ci dessous le montre bien :

http://www.bakchich.info/Listes-europeennes-et-coups-d.html

Ce que vous demandez n'est pas une décentralisation de la décision,mais que les décisions vous reviennent ainsi qu'aux autres barons locaux.

Je voterai vert a dit…

En fait vous reprochez à Aubry & Co de faire à Paris ce que vous faites à Lyon?

Sylvain a dit…

@Blog du Canut (ou plutôt Canuse!)


Faudrait peut-être apprendre l'orthographe avant de se lancer dans la publication d'un blog "politique". Parce qu'en général, quand y'a autant de fautes, ça grève un peu le sérieux des infos qu'on divulgue. Enfin moi, ce que j'en dis...

Sylvain a dit…

@Blog du Canut (ou plutôt Canuse!) Bis : et puis vue de Paris, l'info lyonnaise peut sembler un peu lointaine. D'ailleurs ça se voit ! Mais bon, puisque la droite lyonnaise est invitée à te transmettre des infos de l'intérieur, on devrait y voir plus clair dans quelques temps.

Florence a dit…

Collomb,
Venant d'un vieux briscard de la politique comme vous, Candide ça fait doucettement rigoler ! Je partage 99% de vos propos. Mais franchement, on attendrait ce genre de combats de la part de votre jeune garde, avec des gens comme Najat Belkacem qu'on n'entend jamais sur ce genre de débats. Dommage.

Florence

Aristide a dit…

Pour chanter Veni Creator
Il faut une chasuble d'or.
Pour chanter Veni Creator
Il faut une chasuble d'or.
Nous en tissons pour vous grands de l'Eglise,
Et nous pauvre canuts n'avons pas de chemise.
C'est nous les canuts, Nous allons tout nus.
Pour gouverner il faut avoir
Boutons et rubans en sautoir.
Pour gouverner il faut avoir
Boutons et rubans en sautoir.
Nous en tissons pour vous grands de la terre,
Et nous pauvres canuts tout nus on nous enterre.
C'est nous les canuts, Nous allons tout nus.
Mais notre règne arrivera
Quand votre règne finira.
Mais notre règne arrivera
Quand votre règne finira.
Nous tisserons le linceul du vieux monde,
Et l'on entend déjà la révolte qui gronde.
C'est nous les canuts, Nous n'irons plus nu !

Anonyme a dit…

Bravo Gérard pour ton implication!

socialiste démocrate a dit…

A Sylvain,

Je ne suis pas l'auteur de ce blog, mais je constate que la grande majorité de ce qui se raconte est vrai. Je ne suis pas venu pour écrire le livre noir de Collomb au PS, il n'est pas le seul à mériter un bouquin pareil. Je voulais juste comprendre comment on peut réclamer la démocratie au PS alors qu'on ne l'a jamais respecté??? Ce qui est bon pour moi ne l'est pas pour les autres? ou du fait de son statut d'élu et de cumulard il a le droit à un traitement de faveur de la part de la direction du PS?

Monique PB a dit…

Gérard,

Je pense comme Pierre Moscovici qu'il ya des incohérences notoires dans ces listes. Voici son analyse : "Plusieurs têtes de liste déplacées, des candidats
importés parmi les 4 premiers de la Région Est, des députés sortants parmi les plus respectés au Parlement européen – comme Gilles Savary – non renouvelés au nom de la logique des courants, des régions entières – Limousin, Aquitaine, Auvergne - privées de candidats éligibles, la Franche-Comté oubliée, la Bretagne incarnée par une candidate issue de la motion de Hamon (...) En vérité, nous touchons aux limites d'un système, celui de la proportionnelle intégrale dans
le cadre d'un parti fragmenté. Si le mode de scrutin actuel demeure, nous ne pourrons pas, ne
devrons pas conserver cette procédure de désignation, qui a montré toutes ses insuffisances.
Ce vote, partagé par l'essentiel de mes amis et par beaucoup d'autres, n'a pas été celui de toute la motion A, et d'abord des représentants de Bertrand Delanoë, coordonnés par Harlem Désir, qui ont approuvé ces listes. J'en tire aujourd'hui les conséquences..."

Très intéressant, non ?

Anonyme a dit…

C'est donc kla guerre au PSµ%?

Il ou elle a dit…

Moi je félicite l'auteur de ce blog. Je trouve ce billet très drôle ! Il fallait oser ! Bravo.

Anonyme a dit…

Monsieur Collomb, un peu de pudeur, les parachutages sont tout aussi détestables que les baronnies que installez. donc, intervenez différemment et alors vous retrouverez une crédibilité que vous êtes en train de perdre, même auprès de réèls soutiens.

Message Facebook a dit…

Madame Aubry a très vite oublié qu'elle n'a pris la tête du PS que grâce à d'infimes voix d'avance et encore il a fallu tous les soutiens désespérés de MM.Delanoe, Hamon, Jospin, Hollande, Rocard, Fabius....pour que cette victoire lui soit péniblement acquise. La moindre des choses aujourd'hui serait qu'elle n'oublie pas l'autre moitié de son parti, à savoir les militants, qui, qu'elle le veuille ou non, n'ont pas vraiment été en phase avec les caciques du PS lors de cette primaire socialiste.

JCV a dit…

qu'est ce que vous proposez ?

Mediapart (Padovani) a dit…

...La démocratie directe semble être la pire des choses pour certains dans ce parti.

Vous avez lu le blog de gérard Collomb ? Vous avez vu comment ça se passe ? Ca vous fait plaisir ce genre de méthodes ?

La question est là, les militants du PS sont ils des godillots, aiment ils déléguer jusqu’à épuisement de toute intelligence collective, sont ils à ce point amorphes, découragés, absents ?

Aujourd’hui que pourraient ils faire, le 12 Mars ils sont appelés dans chaque section à dire oui ou non aux listes proposées, ils peuvent comme la fédération de Gironde dire non ce qui mettrait la direction face à ses responsabilités et l’obliger à organiser une véritable élection des candidats qui laissent une chance aux talents de ce parti.

Si, comme d’habitude, après avoir grogné dans leur coin, un petit tiers de votants se déplace pour voter d’une main mollassonne pour ces listes pendant qu’une majorité vaque à ses occupations arrêtons de nous faire des illusions pour l’avenir.

Si enfin le militant se souvient qu'il a de part son vote autant de droit que celui ou celle qu'il a installé rue de Solférino la droite à du soucis à se faire, imaginez un peu ce que donnerait une campagne pour des candidats que l'on aurait choisis à la majorité face à des candidats choisis dans un bureau de l'Elysée...on peut toujours réver!

Anonyme a dit…

bonjour monsieur le maire,
si je trouve votre action depuis 2001 pour Lyon vraiment très positive, j'avoue ne pas trop comprendre votre implication au niveau du PS national.
J'aurai deux questions à poser :
quel intérêt à raconter tout cela?
quand vous dites dans l'interview du journal du dimanche que vous ne devez rien au parti socialiste, je croyais naivement que vous aviez été élu sénateur en tant que membre du parti socialiste, j'ai certainement du faire erreur?
D'avance merci pour vos réponses et bon courage pour la suite de vos actions à la mairie et au grand lyon.
Cordialement
Alain BERNARD, habitant du 6ième

JLP a dit…

C'est bien d'une "fronde" qu'il s'agit, les ducs et princes se révoltant contre le pouvoir central. Ces ducs et princes ont-ils une attitude plus démocratique que "Paris", que ce pouvoir central ? Vous entendre parler "des élus et des militants" me semble abusif, les militants n'étant pas forcément (même s'ils le sont trop à mes yeux) derrière les "grands élus" ! Pas d'amalgame, les intérêt de ceux-ci ne se confondent pas avec ceux de ceux-là. Tentative abusive de captation.

B. Forest a dit…

Le véritable enjeu c'est l'avenir du PS dans la perspective de 2012. Il est urgent que ce parti trouve un mode de désignation ouvert qui lui npermettra de choisir son candidat pour les présidentielles. Or je comprends votre indignation car les coups de force de la direction du ps actuels sont autant de signes de mérpis des électeurs pour les prochaines échéances. Je ne suis pas certain que vous l'emporterez, en touts cas votre combat est juste et normal. N'en déplaise à tous vos détracteurs et je remlarque en lisant les commentaires sur votre blog qu'ils ne sont pas si nombreux.

Victorinox a dit…

Je crois que ce débat concerne d'abord les militants socialistes. L'enjeu, c'est évidemment 2012, avec à la clé la désignation du ou de la candidate. Najat Belkacem et Aurélie Filipetti l'ont clairement exprimé hier au Grand Journal de Canal+. Dès lors il faut que le PS soit capable d'organiser un mode de désignation transparent, démocratique, ouvert. Or Gérard Collomb vient de démontrer que la direction nationale de ce parti était aujourd'hui totalement opaque. Il est urgent que ça change sans quoi il n'y aura bientôt plus du tout d'opposition dans notre pays.

Damien a dit…

Ce texte est excellent ! Mais cette cruelle réalité n'est elle pas de mise dans tous les partis politiques ?

Damien a dit…

Ce texte est excellent ! Mais cette cruelle réalité n'est elle pas de mise dans tous les partis politiques ?

Victorinox a dit…

On sent que se lève un vent de contestation sur la façon dont ont été constituées ces listes PS pour les européennes. En témoignent aussi les multiples réactions glanées sur la toile. Petite revue de web.

Sur Dijonews.fr, on apprend le retrait de Pierre Pribetich et de Safia Otokoré de la liste Grand-Est du PS. Dimanche, le Président du conseil régional de Bourgogne, François Patriat, a déclaré faire "confiance aux militants pour refuser cette liste non représentative et contraire aux intérêts de notre région".

La région Centre s’apprête à voter contre le parachutage d’une liste qui lui a été imposée sans discussion.

En Gironde, département le plus peuplé de la région Sud-Ouest et 5e fédération du PS, le député européen Gilles Savary a été purement et simplement évincé. Là-bas, le Conseil fédéral a décidé à une écrasante majorité de ne pas organiser le vote pour la liste socialiste pour les élections européennes.

Sur son blog Michèle Delaunay évoque une "parodie de démocratie". Une pétition sera mise en ligne très vite pour les militants.

En Bretagne, les fédérations sont en train de s’organiser pour refuser la liste qui leur a été proposée.

Pour sa part Pierre Moscovici a annoncé "l’autonomie" de son courant "Besoin de Gauche", refusant lui aussi la liste concoctée en catimini par la direction du PS.

Sur le site du Monde, on apprend que dans le camp de la Motion A, le malaise est profond et que beaucoup souhaitent remettre en cause les choix effectués par la direction. La Francilienne Michèle Sabban et Jean-Paul Denanot, Président de la région Limousin, en font partie.

"Il y a une vague de mécontentement exceptionnelle" a d’ailleurs affirmé à l’AFP un dirigeant du PS. Du côté de François Hollande et de ses amis, il est vrai que le malaise est profond. Du côté de Ségolène Royal, mêmes grincements de dents.

Certains se sentent écartés, tel Malek Boutih, Béatrice Patrie qui a pourtant réalisé un travail considérable à Strasbourg ou Jean-Pierre Mignard, Président de Désir d’Avenir.

Dans toutes les régions, une volonté de renouveler les méthodes de fonctionnement du PS est en train de se manifester.

Anonyme a dit…

Gérard Collomb

Tu nous rases, toi et les ségolénistes qui pétitionnent avec toi. Je ne cite pas leur nom, le mépris qu'ils m'inspirent doit être proportionnel au ridicule dans lequel ils sont tombés.

Tu comprends pourquoi l'Auvergne ne compte absolument pas fusionner avec ta région. Tu sens le rance d'un PS auquel nous ne voulons pas, ou plus, être associés.

Ce que je vais voter ou pas voter ne te regarde pas.

Comme l'a si bien dit Royal, elle représente 50% moins 112 voix, et toi avec ta motion tu représentais 29%, pas plus. Aujourd'hui, certainement moins tellement tu nous gonfles, toi et Rebsamen. Patriat, il n'y a que lui pour savoir qui il est tellement personne ne sait qui il est, c'est dire.

Non pace et non salute.

Sentenza21 a dit…

Dans un Etat qui se veut toujours plus décentralisé et décentralisateur, on constate que le gros Dodo, Lolo, leur pantin Martine, soutenue par le clan Hamon, ces soit-disant rénovateurs revenus à soupe qu'on nous sert depuis 20 ans au PS et dont on ne veut plus, ne sont et ne resteront que des Jacobins.
Assez de ce simulacre de représentation des "territoires"!

Les Collomb, Patriat et Rebsamen sont aujourd'hui les seuls à dénoncer cette contradiction.
Merci à eux!

Saint-Simon a dit…

Soyons lucides et stop aux contes de fée.
1- A Lyon, comment le suzerain veut récompenser un fidèle vassal
2- A Dijon, le droit et loyal Rebsamen vote la liste samedi et conteste le lundi (rancoeur d'un ex n° 2 en fin de course...)
3- En Bourgogne, Patriat prépare ses régionales en cultivant le poujadisme (il a choisi entre Safia O. et Pribetich? il les a soutenu avant le conseil national?)
Morales:
- la caravane passe!
- les listes pour le s européennes ne sont pas là pour servir les barons, mais pour exprimer - tant bien que mal- une vraie diversité.

pazmany jeune garde 87 a dit…

http://www.jeune-garde87.org/2009/06/08/lettre-ouverte-a-martine-aubry-et-aux-dirigeants-du-parti-socialiste/