jeudi 4 octobre 2007

De la poésie dans la ville


Mercredi matin, j’ai eu le plaisir de dévoiler le nouveau nom de la médiathèque de Vaise, en hommage à l’une des plus belles voix de la poésie française, Marceline Desbordes-Valmore

L’occasion, pour moi, de rappeler ses liens privilégiés avec notre Cité au moment de la révolte des Canuts ainsi que d’évoquer sa personnalité hors du commun, sa très grande liberté d’esprit, son humanisme, ses engagements pionniers en faveur des femmes et de la justice sociale.

Mais, pour moi, Marceline Desbordes-Valmore, c’est d’abord l’auteur de poèmes qui sont chers à mon cœur depuis mes années d’étudiant, puis de professeur de lettres. Ses poèmes ne m’ont jamais quitté. Il y en a certain que je connais encore aujourd’hui par cœur, et d’autres que j’avais oublié avec les années, et que j’ai redécouvert avec un très grand bonheur.

Ses vers, qui évoquent souvent la passion amoureuse, résonnent parfois comme des chansons douces et tristes qui me font penser à certains poèmes de Paul Verlaine que j’affectionne.

A la fin du discours que j’ai prononcé mercredi, j’ai voulu partager l’un des poèmes de Marceline Desbordes-Valmore que je préfère, et qui me procure toujours une profonde émotion. J’ai pensé que certains d’entre vous aimeraient le découvrir, ou le relire sur mon blog. Le voici, il s’intitule « Qu’en avez-vous fait ? » :

« Qu'en avez-vous fait ? Vous aviez mon cœur, Moi, j'avais le vôtre : Un cœur pour un cœur ; Bonheur pour bonheur ! Le vôtre est rendu, Je n'en ai plus d'autre, Le vôtre est rendu, Le mien est perdu ! La feuille et la fleur Et le fruit lui-même, La feuille et la fleur, L'encens, la couleur : Qu'en avez-vous fait, Mon maître suprême ? Qu'en avez-vous fait, De ce doux bienfait ? Comme un pauvre enfant Quitté par sa mère, Comme un pauvre enfant Que rien ne défend, Vous me laissez là, Dans ma vie amère Vous me laissez là, Et Dieu voit cela ! Savez-vous qu'un jour L'homme est seul au monde ? Savez-vous qu'un jour Il revoit l'amour ? Vous appellerez, Sans qu'on vous réponde ; Vous appellerez, Et vous songerez !... Vous viendrez rêvant Sonner à ma porte ; Ami comme avant, Vous viendrez rêvant. Et l'on vous dira : « Personne !... elle est morte. » On vous le dira ; Mais qui vous plaindra ? »


5 commentaires:

JERONIMO a dit…

Je découvre votre blog au travers de mon parcourt initiatique lyonnais, je suis surpris, vraiement , de trouver là de telles phrases , de tels mots....Elle a dit ausi :
Le bonheur c'est l'amour sans larmes;
C'est la liberté sans effroi,
Sans prisons, sans haine, sans armes,
Et les peuples roulant sans roi"

Anonyme a dit…

c'est que notre Maire,cher Geronimo, est aussi homme de lettres.

rien à voir mais
Connaissez-vous la République des Blogs ?

Rien de trés compliqué, de trés structuré, tout se fait autour d'un verre, c'est l'occasion pour les lecteurs et auteurs de blogs s'intéressant peu ou prou à la politique, quelle que soi leur tendance,de se parler "physiquement", de se rencontrer, d'échanger.

Nous avons convenu de faire la première édition de l'évènement mardi 23 octobre à partir de 20h au Jonkafé 21, rue Pasteur.

Possesseurs de blogs comme simple lecteurs vous êtes tous invités à venir et à relayer l'info pour faire réussir ce grand moment convivial de citoyenneté numérique

www.romainblachier.fr

Rocco a dit…

Romain, connaissez vous les soirées de Lyon Blog ? Il y en a régulièrement dans les bars de Lyon. Dernièrement au Voxx puis au Café 203. On n'a pas encore eu l'occasion de vous croiser dans ces soirées mais vous serez accueilli avec plaisir à la prochaine!

Anonyme a dit…

je connais les soirées de lyon blog, organsiées par ce site des blogs lyonnais que je connais bien.elles tombent souvent dans des moments ou je ne peux pas et je le regrette.une fois où ça ne tombera pas en meme temps qu'autre chose avec plaisir

www.romainblachier.fr

Lamartine a dit…

Poésie aussi à Lyon pour Lamartine... Retrouvez un petit dossier sur cette ville dans les prochains jours...