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mercredi 12 novembre 2008

Voici la dépêche de l'AFP à la suite de mon interview ce matin sur LCI.

"Direction PS : Royal candidate si d'autres présidentiables se lancent"

PARIS, 12 novembre 2008 (AFP) Gérard Collomb, premier signataire de la motion soutenue par Ségolène Royal, a estimé mercredi que cette dernière devait briguer le premier secrétariat du PS si d'autres présidentiables se lancent, tout en marquant sa préférence pour une "candidature de synthèse".

"Nous avions dit préalablement que le premier secrétaire ne devait pas être un présidentiable", a rappelé sur LCI Le maire de Lyon.

Mais, a-t-il poursuivi, si "d'autres présidentiables commencent à émerger et à présenter leur candidature, à ce moment-là, évidemment Ségolène Royal est déliée de l'engagement qu'elle avait pris et doit présenter sa candidature dans les prochains jours", a-t-il ajouté.

Ségolène Royal a "évidemment la légitimité" pour se présenter, a dit M. Collomb, jugeant qu'"avec 29% du vote des militants, sa motion est arrivée "assez loin devant les autres".

"Si elle doit y aller parce que les autres motions ont refusé un rassemblement autour de la motion qui est arrivée en tête, nous la soutiendrons. Mais aujourd'hui, notre préférence, c'est encore une candidature de synthèse qui permette de rassembler l'ensemble du parti", a ajouté le maire de Lyon.



lundi 9 juillet 2007

Interview au Figaro

J’ai donné au Figaro une interview qui a suscité de nombreuses réactions. J'attends maintenant les commentaires des internautes

LE FIGARO Que pensez-vous de la politique d'ouverture à gauche pratiquée par Nicolas Sarkozy ?

Gérard COLLOMB Je trouve que c'est bien joué. Le fait de bousculer les lignes conforte Nicolas Sarkozy sur le plan national. C'est ce que Jacques Chirac n'a pas compris en 2002. Réélu à une très large majorité, grâce aux voix de la gauche, pour faire barrage au Front national, il aurait dû pratiquer l'ouverture à des personnalités de gauche, au lieu de rester figé sur son propre camp.

Le chef de l'État a annoncé hier (8 juillet) dans Le Journal du dimanche que Dominique Strauss-Kahn serait le candidat de la France à la direction du FMI. Cela vous choque-t-il ?

Cela ne me choque pas qu'un gouvernement de droite nomme ou présente une personnalité de gauche à un poste important s'il pense que c'est le meilleur. Cela a déjà été le cas pour Pascal Lamy, qui a été nommé en 2005 directeur général de l'Organisation mondiale du commerce. Pourquoi pas DSK au FMI ? Je considère qu'à l'étranger la France doit toujours présenter un visage uni et que les dirigeants des grandes institutions internationales sont là pour représenter les intérêts de la France. Je distingue ce cas de figure de celui où une personnalité de gauche entre au gouvernement. Là, c'est différent. Les ministres de gauche du gouvernement Fillon ont clairement fait le choix de quitter l'opposition pour passer dans la majorité. Cela a une signification politique lourde.

Que pensez-vous de Nicolas Sarkozy personnellement ?

C'est quelqu'un d'assez sympathique, qui a une chaleur humaine, et qui a su se débarrasser de l'idéologie dans sa façon d'agir. D'individu à individu, j'entretiens de plutôt bonnes relations avec lui. Mais c'est un politique déterminé, qui sait ce qu'il veut, et de ce point de vue-là, il est redoutable.

Le Parti socialiste est-il en voie d'implosion, du fait de cette politique d'ouverture menée par le chef de l'État ?

Il y a un vent d'affolement du côté des états-majors socialistes parisiens. Chacun ferait bien de garder ses nerfs, et de retrouver le sens de la fraternité entre gens qui sont proches. Au lieu de s'apostropher, les dirigeants PS devraient commencer à réfléchir en commun à ce qui pourrait être une rénovation en profondeur du PS, car c'est aujourd'hui indispensable. Mais dans ses profondeurs, il n'y a pas de risque que le PS implose. Au niveau local, les socialistes ont un réflexe de survie, de regroupement et de solidarité. On a vu surgir aux dernières élections un nouveau fait urbain. Aux prochaines municipales, nous pouvons gagner plusieurs grandes villes. La majorité redoute d'ailleurs cette sorte d'effet rebond qui peut se produire.

Ségolène Royal, que vous avez soutenue, semble soudain très seule...

Tout le monde a connu des moments de solitude, de défaite. François Mitterrand dans les années 1970, Nicolas Sarkozy après les élections européennes de 1999. Ces moments-là sont naturels et obligatoires. C'est de leur capacité à franchir ces traversées du désert que naissent les hommes d'État, y compris Nicolas Sarkozy, qui a su profiter de cette période où il était au sol, abattu, pour travailler, s'étoffer. Si j'ai un conseil à donner à Ségolène Royal, c'est de préparer elle aussi son projet pour la France, au lieu de s'enfermer dans des jeux tacticiens. Elle a un charisme fort, il faut qu'elle se transforme et se transcende, comme l'a fait aussi François Mitterrand. Et je crois qu'elle le peut.

vendredi 1 juin 2007

Ségolène est revenue à Lyon

Toujours combative, offensive et souriante, Ségolène Royal était ce jeudi dans l’agglomération lyonnaise pour soutenir les candidats socialistes engagés dans la campagne législative

Elle s’est montrée comme toujours attentive et proche des gens, déclenchant l’enthousiasme sur son passage.
Elle a beaucoup apprécié, ce qui m’a fait particulièrement plaisir, la petite ballade sur les berges du Rhône qui a conclu sa visite.
Ségolène Royal a rappelé l’importance des élections législatives de juin qui doivent mobiliser tous ceux qui souhaitent un rééquilibrage des pouvoirs pour construire la France de demain autour des valeurs de dialogue démocratique, de solidarité et de responsabilité.

jeudi 3 mai 2007

Un débat utile à la démocratie...

Comme de nombreux français j'ai regardé hier soir le débat télévisé entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.
J'ai été heureux des propos de Ségolène Royal. Dans un débat qui a beaucoup tourné autour des questions économiques et sociales, Ségolène Royal a su dessiner les contours de ce qui serait sa manière d'agir en cas de victoire : initier une nouvelle dynamique économique en s'appuyant sur le progrès social, les PME et la recherche, faire le lien entre sécurité(s) collective(s) et promotion de l'initiative, et construire des compromis en s'appuyant sur les partenaires sociaux et sur les expériences des collectivités locales.Elle a ainsi montré que l'on ne gouvernait plus une société complexe du 21e siècle par des décisions venues du haut, et une conception centralisée et autoritaire de l'action publique. Tout au long du débat, j'ai apprécié le courage, la pugnacité et la capacité d'indignation de Ségolène que j'ai trouvée offensive et convaincante. J'ai reconnu un peu du «modèle lyonnais» dans sa volonté d'associer performance économique, lutte contre les ségrégations sociales et prise en compte de problèmes écologiques. Ce débat aura été utile à la démocratie.

mercredi 2 mai 2007

Tribune dans Lyon Capitale

Il y a dans la vie politique d'un pays, des moments rares où l'on a le sentiment que l'histoire s'accélère, que les vieilles citadelles des habitudes, des préjugés et des raisonnements préétablis sont en train de s'effondrer...
C'est un de ces moments que nous sommes en train de vivre.Nous le devons d'abord au peuple français, qui en votant massivement au 1er tour et en délivrant dans les urnes des messages forts, aura montré son envie de voir la politique reprendre toute sa place, sur des bases nouvelles, adaptées à la complexité du monde d'aujourd'hui.Nous le devons ensuite à Ségolène Royal.

Prenant la mesure de la grave crise morale qui minait le pays, de la défiance du peuple envers ses représentants, elle aura, en femme libre, à chaque étape de sa campagne, su bousculer avec constance et courage conventions et tabous pour aller à la rencontre des Français. Elle aura imposé les débats participatifs, phase d'écoute citoyenne, qui ne sont pas pour rien dans cet élan civique que nous constatons aujourd'hui. Elle aura fait émerger le thème de la « politique par la preuve » en s'appuyant sur les expériences innovantes des collectivités locales.
Loin des slogans éculés, des constructions politiques purement intellectuelles ou idéologiques, elle aura ainsi élaboré son pacte présidentiel en s'appuyant sur le réel, l'expertise des citoyens et l'expérience du terrain.
Enfin, dès le lendemain du 1er tour, tout en rassemblant son camp, elle aura su enclencher une dynamique d'ouverture et de dialogue en tendant la main, à tous ceux qui ont compris que le monde d'aujourd'hui exigeait une nouvelle construction politique.A Lyon, j'expérimente cette conception ouverte de l'action publique qui cherche à rassembler plus qu'à diviser, à négocier plus qu'à imposer, à fédérer les énergies au lieu de crisper les positions.Je dirige la Communauté Urbaine autour d'une majorité de projets qui associe l'ensemble de la Gauche, les Écologistes et une partie du Centre.
Cette approche pragmatique, n'est synonyme ni de faiblesse, ni d'impuissance.Nous prenons des décisions fortes dans tous les domaines et notre agglomération avance.
Je suis heureux de voir que Ségolène Royal a su impulser une dynamique de même nature et que le «laboratoire Lyonnais» éclaire, par la preuve, la pertinence de sa démarche.Certes, la tenue du débat télévisé entre Ségolène Royal et François Bayrou a longtemps été incertaine, tant les pressions ont été fortes pour tenter d'empêcher l'éclosion d'une approche innovante, renouvelée et moderne du débat public.
Pourtant, malgré leurs immenses moyens d'influence et leurs efforts dérisoires pour retarder l'inéluctable, les forces conservatrices ont d'ores et déjà perdu la partie.Plus rien ne sera jamais comme avant. Il appartient maintenant au peuple français de donner le 6 mai, en élisant Ségolène Royal, le coup d'accélérateur décisif pour faire rentrer notre pays dans la modernité politique.Ségolène Royal promeut une France apaisée et ouverte, capable d'associer sécurités collectives et promotion de l'initiative, prenant en compte l'urgence écologique, apte à faire du progrès social le moteur d'une nouvelle dynamique économique en mobilisant autour de l'Éducation, de la Recherche et de l'Université les forces de la jeunesse et de la création.Le vote Ségolène Royal, c'est la garantie d'un État impartial délivré des clans et des castes, qui rend compte et qui rend des comptes.Le vote Ségolène Royal, c'est le vote de la France unie, de la France qui fédère et libère ses énergies plurielles.

lundi 23 avril 2007

Le jour d'après...

Je me félicite des résultats du premier tour de l'élection présidentielle à deux titres : tout d'abord, à celui de la mobilisation des Français, qui ont voté très nombreux, et qui ont retrouvé ainsi le goût pour la démocratie.

Ensuite, pour le succès de Ségolène Royal qui arrive ainsi au second tour dans des conditions assez confortables. Les citoyens se sont réconciliés avec le débat démocratique autour de projets de société sensiblement différents.

Je n'étonnerai personne en disant que mon choix se portera naturellement vers celle qui défend à mes yeux les valeurs d'humanisme, de justice et d'équité, tout en faisant preuve d'une volonté, d'un dynamisme et d'une détermination exceptionnels.

Avec Ségolène Royal, peut se composer un large rassemblement en faveur du progrès, de la solidarité et du respect de chacun. C'est ce que j'appelle de mes voeux. J'aurai l'occasion de revenir régulièrement m'exprimer sur mon blog pour vous dire comment je sens l'évolution des choses avant le second tour.

Merci à tous ceux qui se sont déplacés et ont effectué leur devoir citoyen, et parmi eux, merci notamment aux jeunes qui se sont inscrits plus nombreux que jamais et qui ont largement voté. Mobilisons nous pour cette France forte et juste.