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vendredi 12 juin 2009

Musée Gadagne


" Fleuron du patrimoine culturel européen "


C
e matin nous avons inauguré le musée Gadagne qui rouvrait ses portes au public après une longue période de travaux. Quelle beauté !



Il faut aller à Gadagne, cet ensemble Renaissance magnifique qui regroupe le musée historique de notre ville et le musée des marionnettes de Lyon et du Monde. Un événement comme celui-ci, ça n'arrive pas tous les jours !



Gadagne illustre le visage du Lyon d’aujourd’hui : une métropole où l’audace dans la construction de la ville se fonde sur la richesse de notre passé. C’est justement parce qu’elle est engagée dans cette profonde métamorphose que Lyon a vocation à être un laboratoire de la ville de demain.


Une ville où chacun, quelle que soit sa situation sociale, ses choix de vie, ses centres d’intérêt, peut vivre, travailler, se cultiver, se divertir, en un mot, trouver les conditions de son épanouissement ; une Cité à dimension humaine, dont la culture irradie toutes les fonctions.


En 10 ans, on voit bien combien Lyon a su changer son image, avec une véritable effervescence culturelle. Avec ses festivals, ses biennales, ses galeries, ses musées, ses lieux de création : oui, en 10 ans, Lyon s’est transfigurée.


C’est ce foisonnement que saluait en début d’année la revue Arts magazine, en classant Lyon en tête des villes les plus artistiques, les plus créatives de France, hors Paris.



Voici le discours que j'ai prononcé ce matin : cliquer ici.






vendredi 24 avril 2009

Hommage



" J’ai découvert que j’étais Lyonnais une fois que j’ai cessé de l’être... "



Eric-Emmanuel Schmitt était hier à Lyon, sa ville natale, pour une séance de dédicace de son dernier roman, "Le Sumo qui ne voulait pas grossir" à la librairie Decitre.



Pour moi, sa venue était l'occasion de lui remettre la médaille de la ville. Un vrai plaisir pour moi qui aime à lire cet écrivain lyonnais dont l'oeuvre prolifique est connue partout dans le monde.

Après mon discours, Eric-Emmanuel Schmitt a eu ces quelques mots sensibles où il évoque sa relation avec Lyon. Je suis heureux de pouvoir vous les faires partager sur mon blog. Bonne lecture à tous !



" Je me sens à la fois aimé et compris. Je me suis dit que, décidément, le Lycée du Parc formait bien les êtres, puisque nous en sortons tous les deux. Je suis sensible au fait de recevoir cette marque de reconnaissance, parce que comme vous l’avez évoqué, j’ai découvert que j’étais Lyonnais une fois que j’ai cessé de l’être. C’est souvent ce qui arrive lorsqu’on passe la frontière, qu’on se retourne en arrière et qu’on voit un pays qu’on a quitté, et qu’on voit peut-être l’empreinte de ce pays en soi.

C’est vrai que plusieurs années après avoir quitté Lyon, j’ai découvert ce qu’il y avait de Lyon en moi et qui est très consubstantiel : être à l’aise dans plusieurs siècles à la fois. Quand on a fait ses études à Fourvière, on marche dans du gallo-romain, dans de la Renaissance, dans un lycée construit au 19e siècle, et on a le Lyon moderne qui s’élève, avec les tours de la Part-Dieu qui poussent.

C’est se sentir chez soi dans des strates différentes et il y a ça dans mon écriture. Avec ce Pilate, qui enquête sur la disparition du cadavre du Christ… Je pense que ça, ça me vient de cette ville.
Je pense aussi que parfois les choses qu’on me reproche, c’est-à-dire une maîtrise de la façade, je dirais une maîtrise presque sénatoriale de la façade, c’est quelque chose d’assez lyonnais.

Les Lyonnais sont pudiques, et ont une espèce d’idéal de contrôle, qui est pour moi dans l’écriture, dans un langage. Les violences sont dessous, les folies sont dessous, les turpitudes aussi peut-être, derrière la façade, mais il y a la façade.


Donc je crois que beaucoup de choses comme ça, qui constituent mon écriture, sortent de cette ville, et dans ce texte que j’avais écrit, "Guignol aux pieds des Alpes", je donne même un conseil à quelqu’un qui, par exemple veut faire un enfant d’un naturel philosophe, c’est le conseil qu’ont suivi mes parents, qui sont ici, c’est-à-dire de faire naître leur enfant sur les hauteurs de Sainte-Foy-Lès-Lyon.
Parce que le monde m’a été offert du balcon de Sainte-Foy-Lès-Lyon, le monde m’a été offert comme un spectacle.

Ça a fait l’homme de théâtre. Et le spectacle que je voyais de loin, ça, à mon avis, ça m’a donné le goût de la réflexion. J’étais comme un enfant spectateur et philosophe qui avait le monde à ses pieds.

Lyon est une ville fascinante. On était à la Villa Florentine cet après-midi, et on avait Lyon sous nos pieds. Lyon est une ville à la fois toujours acteur et spectateur, parce que c’est une ville qui s’offre, qui se montre, il suffit de prendre un peu de hauteur.

C’est une ville à même de produire des êtres un peu spéciaux, qui peuvent être des créateurs (...)
Il y a deux choses qui me feraient plaisir, c’est un jour de revenir et jouer dans ce sublime théâtre où j’ai découvert le théâtre, le Théâtre des Célestins. Ma mère m’a amené un jour.

C’est le premier souvenir de ma vie : Cyrano de Bergerac, et je pense que je suis tombé dans la marmite à partir de ce moment-là.
Cyrano était joué par Jean Marais. Avec le recul je pense qu’il ne devait pas être très très bon dans le rôle mais je ne m’en suis pas rendu compte.

J’ai découvert cette pièce sublime et à partir de là, j’ai vibré et su que le théâtre était un lieu de partage des notions humanistes, un lieu où enfin, au lieu de pleurer sur des soucis à moi, je pleurais de façon compassionnelle sur l’histoire d’un autre, ce Cyrano qui croyait qu’on ne l’aimait pas, alors que moi j’étais un enfant aimé et je n’en doutais pas.

C’est un lieu où j’ai découvert l’autre, l’altérité, et en sortant du théâtre, j’avais dit à ma mère : "je ferai ça plus tard".
Elle m’avait dit : "tu veux faire acteur ?", comme Jean Marais ?
Non : "je veux faire Edmond Rostand".

Je voulais faire Edmond Rostand.
Et vous avez dit tout à l’heure que vous avez eu une larme en lisant Oscar. Finalement, j’ai réussi."


Pour lire mon discours : cliquer ici




lundi 27 octobre 2008

Musée des Beaux-arts


"Repartir à zéro..."

L
e Musée des Beaux-arts de Lyon propose "Repartir à zéro", une superbe exposition que je vous invite à découvrir consacrée à l’art de l’immédiat après guerre, en Europe et en Amérique du nord


C’est en présence du peintre Pierre Soulages que nous avons inauguré la semaine dernière l’exposition "Repartir à zéro" au Musée des Beaux-arts.

Sont montrées quelques-unes des plus grandes œuvres de cette période de l’immédiate après-guerre jusqu’aux prémices de la guerre froide, en 1949.


En cette période lourde de traumatismes, nombre d’artistes avaient choisi de “repartir à zéro, de peindre comme si la peinture n’avait jamais existé”, pour reprendre l’expression du peintre américain Barnett Newman.


Le foisonnement artistique d’alors fut d’une étonnante intensité, avec des courants qui ont marqué l’art moderne comme l’action painting apparu à New York en 1946.

Cette période fut également une étape majeure dans la carrière des plus grands artistes du 20e siècle comme Pollock, Newman, Rothko, De Kooning, Poliakoff, Picabia, Dubuffet, Gorky, Soulages, Hartung (oeuvre ci-contre ©Adagp Paris 2008), Van Velde, De Staël ou encore Tapiès…

Beaucoup de leurs chefs-d’œuvre sont rassemblés ici pour la première fois grâce au concours de nombreux musées et collectionneurs internationaux.

A découvrir absolument !



"Repartir à zéro, comme si la peinture n'avait jamais existé", exposition reconnue d’intérêt national, Musée des Beaux-arts de Lyon, 24 octobre 2008 – 2 février 2009


mercredi 17 septembre 2008


Bonjour à tous,

Marseille sera la ville française Capitale Européenne de la Culture en 2013. Telle est la décision prise, hier, par les treize membre du jury chargés d'examiner les candidatures

Au nom de la Ville de Lyon, j'ai évidemment tenu à féliciter la municipalité de Marseille, l’équipe Marseille 2013 et l’ensemble des habitants de la Cité phocéenne pour cette victoire. Nous leur souhaitons de réussir à faire de cette année 2013, une année exceptionnelle sous le signe de la créativité, de l’art et de la culture qui puisse rayonner bien au-delà de nos frontières.

Je veux saluer également l’ensemble des villes en compétition, qui ont toutes proposé des dossiers d’un excellent niveau. Nous avons particulièrement apprécié l’esprit positif dans lequel s’est déroulée cette finale.

Enfin, je veux remercier chaleureusement l'équipe de Lyon 2013, et l’ensemble des acteurs du milieu culturel et économique qui se sont mobilisés à nos côtés pour proposer un programme particulièrement riche et exigeant.

Durant des mois, la préparation du dossier de candidature a servi de laboratoire à idées. Et ces rencontres transdisciplinaires, ces projets innovants, la dynamique enclenchée demeurent une force de proposition pour mieux inventer une nouvelle urbanité pour les Lyonnais, demain…


vendredi 12 septembre 2008

Biennale de la Danse


Bonjour à tous !



Cette semaine a évidemment été marquée par le lancement de la Biennale de la Danse à Lyon. Un événement culturel majeur qui fête cette année ses 25 ans. Et bien évidemment, l'événement du week-end est le grand Défilé, dimanche, sur la Presqu'île

42 compagnies, 600 artistes en provenance d'une vingtaine de pays, plus de 85000 spectateurs... Les chiffres donnent le tournis ! En fait, ces chiffres révèlent surtout le succès de cette biennale de la danse.

A l'origine de cette aventure extrordinaire, il y a Guy Darmet. Son idée au départ était de "casser l'image élitiste de la danse en lui rendant sa juste place, celle d'un art populaire".


Pour ma part, j'ai assisté mardi à la Maison de la Danse à la représentation de "Good Morning , Mr Gershwin", donnée en ouverture de cette biennale par la Compagnie Montalvo. Un très beau spectacle.

Pendant trois semaines, c'est toute notre métropole qui vit au rythme de la danse. Je vous invite à découvrir toute la programmation en cliquant ici.


Et, bien évidemment, je vous donne rendez-vous dimanche pour le grand défilé. Rendez-vous à 15h00, des Terreaux à Bellecour, le long de la rue de la République.

Bon week end à tous !



mercredi 23 janvier 2008


Vaise, symbole d’une renaissance !


J’aime Lyon car c’est la ville où je vis, où j’ai fait mes études, où j’ai fondé ma famille, où je me suis construis, où j’ai mené toutes mes batailles en politique !

J’ai appris à connaître cette ville, son histoire, son identité, ses particularismes mais aussi le caractère universel de ses valeurs humanistes.

Au cours de toutes ces années d’engagement à son service, comme conseiller municipal, maire du 9e, mais aussi maire de Lyon et président du Grand Lyon, j’ai toujours pensé qu’il était de mon devoir d’agir pour son bien-être, son dynamisme et son rayonnement.

C’est tout cela que j’avais à l’esprit, hier soir, au moment où s’ouvrait le tout nouveau multiplexe cinématographique de Vaise, l’un des plus beaux lieux de cinéma dans notre pays.

C’est cela que j’avais en tête hier soir au moment où Alain Delon, Gérard Depardieu et toute l’équipe de "Astérix aux Jeux Olympiques" présentaient cette super-production en avant-première depuis ce splendide multiplexe de Vaise.


Le modèle de ce que je veux faire pour Lyon...

Comment oublier, en effet, qu’il n’y a pas si longtemps encore, ce territoire était en plein déclin, abandonné après la crise industrielle des années 80 ? Il a fallu bien des années de travail, de détermination et peut-être même, un peu d’utopie pour convaincre tout le monde qu’il était possible de reconstruire Vaise, d’en faire un des secteurs les plus attractifs de notre agglomération.

Aujourd’hui Vaise est le symbole d’une renaissance, mais aussi le modèle de ce que je veux faire pour Lyon. Demain, nous achèverons la mutation de ce territoire, nous aménagerons les rives de Saône, nous réaliserons les espaces et les équipements publics nécessaires à l’accueil des nouveaux habitants, nous renforcerons son développement.

Au fond, c’est cela qui a toujours été mon moteur, cette conviction profonde que la politique, ça peut changer le monde ! Finalement, c’est un peu comme un film de cinéma : pour que ce soit beau et grand, il faut une part de rêve, mais il faut surtout beaucoup de travail et de persévérance.


jeudi 20 décembre 2007

Lyon dans la course au titre de Capitale européenne de la Culture en 2013

Hier je suis allé défendre à Paris la candidature de Lyon au titre de Capitale Européenne de la Culture en 2013. Accompagné d’une délégation d’acteurs culturels lyonnais tels que Serge Dorny, Thierry Frémeaux, Vincent Carry, Patrice Béghain ou encore Guy Walter, mais aussi économiques avec la présence de Guy Mathiolon, Président de la CCI, j’ai présenté les atouts d’une grande métropole comme Lyon, largement ouverte sur l’Europe. Le jury international a été sensible à nos arguments et décidé de sélectionner Lyon parmi les villes en lice pour ce titre si convoité.

C’est une première étape importante que nous venons de franchir. Maintenant, continuons de mobiliser nos forces pour que ce grand projet devienne réalité ! Lyon est aujourd’hui prête à relever un tel défi. D’abord parce que notre ville a retrouvé son rôle de ville-carrefour, à la croisée des routes d’Europe du Nord et du Sud. Ensuite parce que Lyon a engagé sa métamorphose et qu’elle est devenue ces dernières années une métropole attractive et bouillonnante avec des projets parmi les plus ambitieux du moment !

Alors oui, Lyon mérite d’aller jusqu’au bout et de remporter demain ce titre de Capitale européenne de la Culture en 2013.

samedi 17 novembre 2007

"My City Your Playground"
Le dossier de candidature de Lyon capitale européenne de la culture 2013 vient d'être officiellement déposé. En début d'année, les villes sélectionnées au premier tour seront connues. C'est le début d'une grande aventure pour notre ville, qui se situe à la confluence de plusieurs cultures, sur un site exceptionnel
La candidature de Lyon au titre de Capitale européenne de la culture en 2013 marque le terrain parcouru et celui qui nous reste à parcourir, c'est-à-dire élargir notre regard vers une métropole élargie, oser les déplacements à l'Est. "My City Your Playground", c'est plus qu'un slogan, c'est une véritable invitation à s'approprier la ville comme un terrain de jeu.

Ce grand projet est l'occasion pour nous de révéler la richesse des acteurs de la Cité d'aller encore plus loin dans l'aventure culturelle qui représente déjà 22 % du budget de la Ville. Forte de ses institutions historiques de l'Opéra à l'Auditorium en passant par le théâtre des Célestins, de ses Biennales ou ses Nuits Sonores, Lyon s'est lancé dans l'aventure du transdisciplinaire, des résidences, accueillant aux Subsistances ou dans les friches d'autres artistes, d'autres publics pour renouveler le regard sur le monde de la création.

Autant de moments phares qui, au-delà de la subjectivité des goûts, font vibrer, parler, attisent la curiosité et le débat, répondent au besoin d'audace et d'effervescence d'une ville dont le visage devient plus souriant chaque jour.

Lyon capitale européenne de la culture en 2013 est une bannière derrière laquelle nous fédérons et accueillons encore les initiatives pour les projets qui rythmeront l'année. C'est pour nous une étape : le moment de capitaliser une histoire longue et riche et d'aller avec audace vers l’avenir. Lyon est sorti de son cocon et regarde l'Europe en face !

Le programme aujourd'hui n'est pas figé. Une trame existe avec de belles surprises ; sachez les attendre, les mériter, et participer à leur émergence ! Faisons de ce projet une belle opération collective !

mardi 13 novembre 2007

Un géant américain

Jim Harrison, un des géants de littérature américaine, donne ce soir à Lyon une conférence à l’institution des Chartreux. Romancier, essayiste, homme de cinéma mais aussi grand gastronome, Jim Harrison est surtout connu pour être un poète des grands espaces naturels et des cultures indiennes du continent américain

Pour ma part, je trouve que son œuvre est une véritable quête spirituelle sur la condition de l’homme moderne, un raconteur d’histoires absolument fascinant. Ses personnages figurent parmi les attachants et les plus bouleversants que j’ai découvert récemment dans mes lectures. Il est notamment l’auteur de Légendes d’automne, adapté au cinéma dans un film à succès avec Anthony Hopkins et Brad Pitt dans les rôles principaux.

C’est pour cela que Jim Harrison est considéré partout à travers le monde comme un des écrivains les plus importants de notre époque, à l’égal d’un Philip Roth ou d’un Norman Mailer, disparu samedi dernier à l’âge de 84 ans.

Mais Jim Harrison est aussi un personnage hors du commun, un amoureux de la culture française, de notre pays, et en particulier de notre ville qu’il connaît bien pour être venu plusieurs fois à l’Institut Lumière… et dans les meilleurs bouchons du centre-ville !

J’ai donc tenu à saisir l’occasion de sa venue pour lui remettre la Médaille d’Honneur de la Ville de Lyon, comme je l’avais fait il y a un an avec Toni Morrison, la romancière américaine Prix Nobel de Littérature.

C’est le signe que Lyon est une ville qui attire, grâce à ses bibliothèques, à ses libraires, à ses universités, mais aussi à travers ses manifestations littéraires, assises internationales du roman et quais du polar en tête, un nombre toujours plus importants d’écrivains et d’artistes du monde entier.


jeudi 4 octobre 2007

De la poésie dans la ville


Mercredi matin, j’ai eu le plaisir de dévoiler le nouveau nom de la médiathèque de Vaise, en hommage à l’une des plus belles voix de la poésie française, Marceline Desbordes-Valmore

L’occasion, pour moi, de rappeler ses liens privilégiés avec notre Cité au moment de la révolte des Canuts ainsi que d’évoquer sa personnalité hors du commun, sa très grande liberté d’esprit, son humanisme, ses engagements pionniers en faveur des femmes et de la justice sociale.

Mais, pour moi, Marceline Desbordes-Valmore, c’est d’abord l’auteur de poèmes qui sont chers à mon cœur depuis mes années d’étudiant, puis de professeur de lettres. Ses poèmes ne m’ont jamais quitté. Il y en a certain que je connais encore aujourd’hui par cœur, et d’autres que j’avais oublié avec les années, et que j’ai redécouvert avec un très grand bonheur.

Ses vers, qui évoquent souvent la passion amoureuse, résonnent parfois comme des chansons douces et tristes qui me font penser à certains poèmes de Paul Verlaine que j’affectionne.

A la fin du discours que j’ai prononcé mercredi, j’ai voulu partager l’un des poèmes de Marceline Desbordes-Valmore que je préfère, et qui me procure toujours une profonde émotion. J’ai pensé que certains d’entre vous aimeraient le découvrir, ou le relire sur mon blog. Le voici, il s’intitule « Qu’en avez-vous fait ? » :

« Qu'en avez-vous fait ? Vous aviez mon cœur, Moi, j'avais le vôtre : Un cœur pour un cœur ; Bonheur pour bonheur ! Le vôtre est rendu, Je n'en ai plus d'autre, Le vôtre est rendu, Le mien est perdu ! La feuille et la fleur Et le fruit lui-même, La feuille et la fleur, L'encens, la couleur : Qu'en avez-vous fait, Mon maître suprême ? Qu'en avez-vous fait, De ce doux bienfait ? Comme un pauvre enfant Quitté par sa mère, Comme un pauvre enfant Que rien ne défend, Vous me laissez là, Dans ma vie amère Vous me laissez là, Et Dieu voit cela ! Savez-vous qu'un jour L'homme est seul au monde ? Savez-vous qu'un jour Il revoit l'amour ? Vous appellerez, Sans qu'on vous réponde ; Vous appellerez, Et vous songerez !... Vous viendrez rêvant Sonner à ma porte ; Ami comme avant, Vous viendrez rêvant. Et l'on vous dira : « Personne !... elle est morte. » On vous le dira ; Mais qui vous plaindra ? »


jeudi 12 juillet 2007

Naissance d’un Clown

J’ai vu hier « Naissance d’un Clown » dans le cadre des Nuits de Fourvière
Dans ce très beau spectacle Philippe Faure nous raconte l’histoire d’un clown improbable en proie aux questions existentielles les plus profondes. Au final, ce one man show, à la fois drôle et poétique, a comblé le public.
Pour ma part, j’ai beaucoup ri et beaucoup aimé ce grand moment d’émotion !

mercredi 27 juin 2007

Le plus lyonnais des peintres

J'ai eu le grand plaisir mardi soir d'ouvrir une partie de l'exposition consacrée au peintre Jean Couty pour le centenaire de sa naissance

C'était au Dôme de l'Hôtel-Dieu, en présence de sa famille, de ses amis. Je connaissais bien Jean Couty et j'ai toujours aimé son oeuvre, ses portraits, ses natures mortes, ses paysages, ses scènes de la vie religieuse. Mais c'est peut-être à ses nombreuses « vues de Lyon » que je suis le plus attaché.

Jean Couty a en effet été le témoin de la plupart des grands chantiers qui ont bouleversé notre ville dans les décennies d'après-guerre. Vous en avez un bel exemple avec ce tableau de la construction de l'Auditorium que j'ai choisi comme illustration. Pour moi, Jean Couty reste le peintre de cette grande mutation de l'urbanisme et de l'architecture de Lyon, tout en restant celui qui a exprimé le mieux l'âme de notre Cité.

Je me dis souvent, d'ailleurs, qu'il aurait sans doute aimé se promener dans cette ville nouvelle qui est en train de prendre forme sous nos yeux dans des quartiers comme la Confluence, la Cité Internationale, la Duchère, Gerland ou les berges du Rhône. L'exposition est à visiter jusqu'au 20 septembre prochain au Musée des Beaux-Arts de Lyon et au Dôme de l'Hôtel-Dieu mais aussi sur le site www.jeancouty.fr

samedi 23 juin 2007

Sylvie Guillem, grand fooding et Salsa !

Ce soir je vais voir Sylvie Guillem aux Nuits de Fourvière

Tout le monde me dit que ce sera un grand moment de danse et qu'il faut s'attendre à un événement hors du commun. Je ne pourrai donc pas aller sur l'île Barbe pour le concert Y Salsa. Dommage ! Mais jespère bien me rattraper dès demain après-midi et profiter de l'ambiance de ce super festival aux rythmes de l'Amérique latine.

Si je le peux, j'irai aussi faire un tour aux Subsistances en fin de journée pour l'étape lyonnaise du « grand fooding d'été ». Guy Walter m'a expliqué le principe de ce grand fooding. En fait ça correspond bien à cette nouvelle tendance urbaine du slow food : de jeunes chefs lyonnais préparent un pique-nique géant et nous invitent à une expérience gustative entre barbecue et gastronomie. Une initiative originale ouverte à tous au prix de 5 euros qui sont reversés à l'ONG "Action contre la faim".

Au menu ce week end, il y a aussi les Invites de Villeurbanne, le spectacle de nouveau cirque des Colporteurs aux Intranquilles ou encore le concert de l'Orchestre national de Lyon et Tan Dun à l'Auditorium... Alors bon week-end à Lyon !

mardi 19 juin 2007

Fabuleux Rolling Stones !

Hier à Gerland j'ai vécu un moment unique avec un fabuleux concert des Rolling Stones

Emmenés par un Mick Jagger déchaîné, Keith Richards, Charlie Watts et Ron Wood ont littéralement enflammé le stade avec quelques-uns de leurs « classiques » comme Start me up, Jumping Jack Flash, Satisfaction ou encore Sympathie for the Devil.

Après 25 ans d'absence, les Rolling Stones sont revenus à Lyon avec une incroyable énergie, démontrant qu'ils n'ont rien perdu de leur magie. Je suis aussi très fier de l'accueil que les Lyonnais leur ont réservé. Un vrai bonheur pour moi qui suis depuis toujours un grand fan de rock n'roll !

samedi 16 juin 2007

Un été bouillonnant !




Voici venu l'été, saison de toutes les fêtes, de toutes les rencontres et de toutes les fantaisies

Souvenez-vous qu'il y a quelques années, quand l'été arrivait on disait « Ah Lyon, la belle endormie ! » Ce temps là est révolu et la période estivale est devenue synonyme d'effervescence culturelle, festive, populaire.
Et cet été encore, il y en aura pour tous les goûts à Lyon : les Rolling Stones, la Fête de la Musique, Oscar d'Leon, Y Salsa Festival, Sous les Arbres, Lyon l'Esprit d'un Siècle, les Intranquilles aux Subsistances, le centenaire de Jean Couty, les nombreux rendez-vous sportifs, Tout l'monde dehors et ses 250 spectacles gratuits dans tous les quartiers!

Un grand merci à tous les acteurs associatifs et aux nombreux professionnels de la culture qui sont mobilisés : grâce à eux l'été, c'est à Lyon que ça se passe et nulle part ailleurs ! Rendez-vous aussi sur le portail culture de la Ville de Lyon.

samedi 2 juin 2007

L'arbre, le maire et la médiathèque...

C'est le titre d'un film d'Eric Rohmer avec Fabrice Luchini dans le rôle du Maire, dont je me suis souvenu lors de l'inauguration, hier, de la nouvelle médiathèque « Marguerite Duras ».


Dans ce film, un projet de médiathèque dans un petit village finissait par échouer, ce qui n'a fort heureusement pas été le cas de celle que nous avons bâtie au coeur du Bachut, ce quartier du 8e arrondissement en pleine mutation. C'est au contraire une très belle réussite, tant sur le plan architectural que culturel, que l'on doit à la détermination des élus de la municipalité, notamment Jean-Louis Touraine et Patrice Béghain. D'ailleurs, je suis assez fier de tout ce qui a été fait à Lyon depuis 6 ans en matière de lecture publique. Au total, ce sont près de 4.000 m² supplémentaires pour les bibliothèques de Lyon avec l'extension de la bibliothèque de la Croix-Rousse, création de la bibliothèque du 2e, nouvelle entrée Est de la bibliothèque de la Part-Dieu et prochainement la relocalisation de la bibliothèque du 7e ainsi que la création d'un nouvel équipement au Point du Jour.


La nouvelle médiathèque du Bachut symbolise quant à elle de manière éclatante le renouveau urbain de toute cette zone d'entrée Est de l'agglomération. Au cours des années qui viennent, il faut s'attendre à une transformation comparable à ce qui a été fait à Vaise, et à ce qui se passe aujourd'hui à Gerland, à la Confluence, à la Duchère, ou au Carré de Soie à Vaulx-en-Velin. Logements, culture, pôle de santé, nouvelles technologies : c'est véritablement la ville du 21e siècle qui est en train de se construire dans ce quartier situé au coeur de l'agglomération de demain. Je vous invite à découvrir cette médiathèque Marguerite Duras sur le site Internet des bibliothèques de Lyon : http://www.bm-lyon.fr/.


Je vous invite aussi à mieux comprendre les grands projets qui métamorphosent le 8e arrondissement, et notamment le Bachut sur le site de la Mairie : http://www.mairie8.lyon.fr/ Je vous invite surtout à vous rendre sur place et à me faire part de vos impressions ici, sur mon blog !

vendredi 20 avril 2007

Les Subsistances avant d'aller voter

J'ai inauguré hier la « réouverture » des subsistances après les travaux et l'installation de l'école des Beaux arts de Lyon.





Pour cette occasion les « Subs » ouvrent leurs portes au public avec trois jours de spectacles et de performances sur le thème du monstre et de la transformation physique : trois jours de création dans le domaine du cirque, du théâtre, de la vidéo et de la musique ?


Une belle façon de commencer un weekend placé sous le signe de la culture et du grand rendez vous citoyen que nous attendons tous.

Au programme une multitude de rendez vous culturels et festifs passionnants...


Pour ma part j'ai choisi de me rendre au désormais traditionnel marché de la mode « Vintage » au marché Gare dans le quartier de la confluence dont vous pourrez admirer la formidable évolution de ces dernières semaines.

C'est toujours une ambiance sympathique et particulière entre défilé de mode, ventes aux enchères d'accessoires au profit d'ONG et bric-à-brac d'objets Vintage. Bon week-end à tous et n'oubliez pas d'aller voter !

mercredi 18 avril 2007

Une belle soirée d'inauguration à Gadagne


Hier soir, j'ai inauguré l'exposition « Changer la ville, conquérir le monde » dans les nouvelles salles du Musée Gadagne en pleine restauration.
C'est l'une des 18 expositions de « L'esprit d'un siècle. Lyon 1800-1914 », la manifestation culturelle qui se tient à travers toute la ville jusqu'au 14 juillet avec des événements festifs, des visites et des conférences.
Pour un passionné de l'histoire de Lyon comme je le suis depuis longtemps, ce fut une soirée merveilleuse, partagée avec un très grand nombre de visiteurs enthousiasmés. Je vous encourage à visiter cette exposition qui vous surprendra, même si vous pensez déjà connaître la ville par coeur. Vous pourrez aussi vous faire une idée de ce que va devenir ce grand Musée d'histoire de Lyon lorsqu'il aura été entièrement rénové à la fin de l'année prochaine.
Avant de m'envoler pour Bruxelles ce soir, j'inaugurerai « Le Temps de la Peinture » au Musée des Beaux-arts tout à l'heure avec Patrice Beghain. C'est sans aucun doute un autre rendez-vous que les amoureux de Lyon ne rateront sous aucun prétexte.Je vous propose de retrouver tout le programme ici:
www.lyon.fr/static/vdl/contenu/evenements/lyon19/dp0307.pdf

vendredi 30 mars 2007

Un bon week end en perspective... suite !


Autre événement à ne surtout pas manquer, la 3e édition de Quais du Polar (www.quaisdupolar.com) !
Trois jours et trois nuits pour partir à la découverte des livres, des films, des musiques, des expositions et des rencontres avec de plus de 50 auteurs dont de nombreux étrangers.
Le Palais Bondy sur les quais de Saône, là où Bertrand Tavernier tourna des scènes de « L'Horloger de Saint-Paul » d'après un roman de Georges Simenon, ouvre ses portes au public tout le week end. J'inaugure ce soir ce festival 100% polar et 100% gratuit avec un parrain de choc, Claude Chabrol !
De retour du Stade de France où j'irai supporter l'OL en finale de Coupe de la Ligue contre Bordeaux, je remettrai dimanche après-midi le Prix Quais du Polar du meilleur roman policier français de l'année et le Prix Agostino de la nouvelle policière, concours d'écriture ouvert à tous. Bon week end !