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vendredi 27 mars 2009

Coopération Lyon Ouagadougou



" Un défi considérable "



Vous avez été nombreux à me demander ce que je suis allé faire au Burkina Faso cette semaine. Depuis 1994, Lyon et Ouagadougou ont noué des relations d’échanges particulièrement fortes…


J’étais déjà allé à Ouagadougou en 2000 alors que j’étais maire du 9e. Cette fois, j’ai encore été frappé par la capitale en plein essor de ce pays d’Afrique parmi les plus pauvres du monde. Il faut imaginer cette ville qui, dans les années 60 , comptait 60 000 habitants, et qui aujourd’hui en a 1,5 millions et probablement 2.5 millions d’ici 2025.


" Il n’y a rien de plus enthousiasmant que de bâtir une ville, que de répondre aux attentes de ses habitants... "

Une telle croissance, c’est évidemment un défi considérable pour mon ami Simon Compaoré et ses équipes. Et il faut beaucoup d’énergie pour répondre aux besoins des populations d’une ville comme Ouagadougou. Les enjeux liés à l’eau, aux énergies, à la santé publique, aux transports… Bref, tout ce qui concerne la gestion d’une grande ville au quotidien prend ici une dimension considérable. La tâche est donc difficile, mais elle est exaltante, car au fond, il n’y a rien de plus enthousiasmant que de bâtir une ville, que de répondre aux attentes de ses habitants.

De l’avis de tous, notre coopération avec Ouagadougou est exemplaire en cela qu’elle s’appuie d’abord sur des échanges entre des équipes de femmes et d’hommes passionnés. Bien évidemment, l’envoi de matériel réformé est un élément important de ce programme. Mais son efficacité réside d’abord sur les missions d’accompagnement, de formation, d’assistance aux services municipaux de Ouagadougou que nous menons.

Depuis quelques années, nous allons encore plus loin dans cette coopération qui a pris une forme nouvelle dans un esprit de co-développement. Le Centre International de Formation des Acteurs Locaux initié par la ville et le Grand Lyon en 2003 en est certainement une des plus belles réussites. Ce centre est aujourd’hui un espace d’échanges très actif entre élus et techniciens, non seulement de Ouagadougou, mais aussi de toutes les grandes villes d’Afrique francophones. Le CIFAL permet ainsi des coopérations "Sud-Sud" et des échanges d’expériences essentielles pour les villes du continent africain.

De même, à l’heure où les agences internationales reconnaissent de plus en plus la pertinence et l’efficacité des actions des collectivités territoriales pour répondre aux 8 objectifs du millénaire des Nations Unies, notre coopération permet à Ouagadougou d’accéder aujourd’hui à des financements importants.

Résultat : alors que l’aide directe du Grand Lyon est d’environ 50 000 euros par an, le montant global de notre coopération s’élève à près de 950 000 euros. En se situant sur de l’accompagnement à la maîtrise d’ouvrage communale, le Grand Lyon et la Ville de Lyon ont permis à Ouagadougou de mobiliser des financements internationaux importants.

Sans apport supplémentaire, en valorisant seulement notre expertise, nous avons pu ces dernières années obtenir des programmes essentiels pour Ouagadougou portant sur le traitement et la valorisation des déchets, la formation des personnels communaux ou encore la requalification urbaine du quartier Gounghin.

" Ce qui se passe à l’autre bout de la planète a des incidences directes partout ailleurs... "

Vous voyez, le temps semble loin où les relations internationales pour nos collectivités se résumaient à des jumelages et à des échanges bilatéraux de ville à ville. Aujourd’hui, nos programmes de coopération décentralisée s’appuient sur cette conviction que pays du Nord et du Sud vivent en interdépendance. Et que les uns ne peuvent continuer à se développer au détriment des autres, sans se préoccuper de leurs difficultés présentes.

Car dans un monde tel que le nôtre, ce qui se passe à l’autre bout de la planète a des incidences directes partout ailleurs. C’est pour cela qu’il est indispensable que Lyon, fidèle à sa tradition humaniste, joue pleinement son rôle auprès des régions du monde qui ont aujourd’hui le plus besoin de son soutien.


lundi 22 décembre 2008

Coopération internationale


" Lyon s'exporte à Rabat... "


J’étais la semaine dernière au Maroc où j’ai conduit une délégation d’élus et d’acteurs économiques de notre agglomération


Au cours de ce déplacement, j’ai signé avec Omar El Bahraoui, maire de Rabat, capitale du Maroc, la nouvelle convention de coopération entre nos deux villes.

Depuis plusieurs années Lyon et Rabat entretiennent des relations privilégiées qui ont pris un nouvel essor, en 2007, lorsque dans le cadre du Programme d’Aide à la Décentralisation du Maroc, nous avons été désignés pour apporter à Rabat une assistance dans le domaine des déplacements et des transports publics.


Outre ces deux domaines, nous avons proposé à nos partenaires marocains d’élargir nos échanges aux politiques de soutien aux jeunes entrepreneurs et de développement d’activités innovantes. Grâce à ses pôles de compétitivité et à sa stratégie "Grand Lyon l’Esprit d’Entreprise", notre métropole est en effet de plus en plus reconnue pour son expertise en matière de gouvernance économique.

Autre secteur d’activité au programme de ce déplacement : l’éclairage public. Rabat est très impliquée dans le réseau LUCI initié par Lyon. Nous allons renforcer notre coopération dans de nombreux champs liés à la lumière et à terme, poursuivre l’illumination de sites exceptionnels tels que ceux liés à l’aménagement de la vallée du Bouregreg.

Tout cela, bien évidemment, est extrêmement positif pour les relations d’amitié réciproque entre Lyon et le Maroc. C’est aussi, par ces échanges, des opportunités de développement nouvelles pour les entreprises de nos territoires respectifs. Je crois que dans le contexte actuel, toutes les initiatives allant dans ce sens méritent d’être mises en œuvre.