lundi 29 septembre 2008

Congrès du parti socialiste

Avec des personnalités comme Jean-Jack Queyranne, Jean-Louis Touraine, Thierry Philip et un certain nombre d'élus de la région, nous avons présenté ce matin au Club de la Presse notre engagement commun en vue du congrès de Reims

Lors de cette rencontre, j'ai tenu à réaffirmer que je n’ai pas d’enjeu personnel dans ce qui se passe au sein du PS aujourd’hui. Je ne cherche aucun poste, et ma priorité est bien sûr Lyon et les Lyonnais.

Mais j’ai des convictions fortes sur l’avenir de notre société, sur l’économie, sur le vivre ensemble, et je souhaite vraiment promouvoir ces convictions au sein de ma famille politique, et plus largement sur le plan national.

Ces convictions reposent sur l’idée simple qu’il faut favoriser la création de richesses, et donc faciliter la vie et le développement des entreprises, afin ensuite de mieux partager le fruit de ces richesses, de proposer de l’emploi au plus grand nombre, de bâtir une société juste et équitable. Il faut donc se débarrasser des anciens clivages, et proposer un consensus large autour de ces idées de développement économique, de régulation et d’équité.

C’est une nouvelle ère politique qui peut ainsi s’ouvrir, fondée sur la mobilisation du plus grand nombre et non sur des luttes de partis ou de clans.


Quel qu’en soit le résultat pour moi-même, je suis sûr que ma démarche n’est pas inutile ; avec mes collègues élus de grandes collectivités, nous avons su créer un mouvement. Nous avons proposé une vision plus moderne de la société, plus ouverte, plus fédératrice, plus mobilisatrice, plus enthousiasmante aussi !

Je suis d’ailleurs renforcé dans mes convictions par l’expérience menée à Lyon. Ici, nous savons tous nous mettre au travail ensemble dès lors qu’il s’agit de faire avancer la ville. C’est cette vision et cette expérience que je souhaite faire partager par mon engagement actuel, à la veille de ce congrès.


Je tiens à adresser un message très déterminé aux Lyonnais : si le mode de développement de Lyon peut être un modèle sur le plan national, je veux d’abord m’occuper de la Ville et de l’agglomération. Ma priorité, je n’en change pas… c’est Lyon !



15 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjour,
Nous avons compris qu'il n'y avait pas d'enjeu personnel dans votre démarche, notamment depuis les présidentielles où vous avez refusé un éventuel poste de ministre afin de vous consacrer pleinement à la ville de Lyon.

La démarche qui consiste à ne pas avoir de futur présidentiable à la tête du parti est légitime, car personne en effet ne pourrait tenir devant la pression médiatique pendant 4 ans.

Si "la ligne claire" est cohérente jusqu'au bout, votre mention/groupe pourrait être en position (favorable) d'arbitrage entre Mme Aubry et Mr Delanoe : cette configuration garantirait de facto le prima du débat d'idée. Il serait peut-être opportun de rendre lisible les différences entre les motions sur : 1. les principes fondamentaux, 2. la stratégie, et 3. le mode de fonctionnement du parti.
En conséquence, je pense que le travail effectué par "la ligne claire" était vraiment utile. S

amélie a dit…

bonjour M. Collomb

je crois que ségolène royal se trompe actuellement. son "one woman show" a été une lourde erreur. il suffit de lire les journaux ou d'écouter la radio pour s'en rendre compte ! vous devriez prendre en main sa communication !

amélie

Anonyme a dit…

Je n'ai pas dû regarder les mêmes reportages qu'Amélie!
Personnellementje trouve que rassembler 4000 personnes par les temps qui courent pour se retrouver et partager à la fois des idées et des moments festifs c'est plutôt bon. Je ne crois donc pas que Ségolène Royal ait besoin d'un mentor communiquant, même si des aspects de sa présentation ne correspondent pas à mes shémas.De grace sortons du shéma politique politicienne et policée.
Merci à Gérard Collomb et à la Ligne Claire de tenir son cap utile et innovant, sans querelle de stars ( ho ou fe)fussent -elles expertes en communication, et si l'authenticité pouvait prévaloir à gauche et surtout au PS tant mieux.
Simone

Gregoire a dit…

"Ces convictions reposent sur l’idée simple qu’il faut favoriser la création de richesses, et donc faciliter la vie et le développement des entreprises, afin ensuite de mieux partager le fruit de ces richesses, de proposer de l’emploi au plus grand nombre, de bâtir une société juste et équitable. Il faut donc se débarrasser des anciens clivages, et proposer un consensus large autour de ces idées de développement économique, de régulation et d’équité."

Voila une parole digne d'un "socialiste", ou en ces temps troublés de marasme économique et de crise financière, l'on voit encore que les barons du PS n'ont plus au cœur de leurs préoccupations les français mais les entreprises.

Personne n'a jamais renié à gauche l'entreprise (surtout pas les courants soit disant d'avant hier que La Ligne Claire conspue), mais voir que vos priorités sont désormais celles des entrepreneurs est assez révélateur que vous n'avez que trop oublié que le socialisme est avant tout une politique d'émancipation de la personne humaine. Pauvre PS ...

Yann Le Bihan a dit…

Le propos de Gérard Collomb n'est pas de choisir le développement des entreprises contre l'épanouissement des individus, mais d'asseoir une bonne politique sociale sur une bonne santé économique. Ce choix relève du bon sens, et s'il fallait se lamenter pour le "pauvre PS", ce serait plutôt parce celui-ci n'entendrait pas ce message.

Anonyme a dit…

quelqu'un peut il m'expliquer en quoi gérard collomb est il de gauche ? franchement, quand on voit sa gestion de lyon et ses relations avec les patrons on peut s'interroger sur les valeurs socialistes de ce maire qui en privé n'hésite pas à critiquer les 35h !!!

Yann Le Bihan a dit…

@anonyme :

Traiter les chefs d'entreprises comme des ennemis, ce n'est pas être de gauche mais d'extrême-gauche. Gérard Collomb a fait le pari d'un partenariat constructif de la ville avec les entreprises, qui ne peut que bénéficier à l'emploi des Lyonnais et augmenter les ressources permettant de financer la politique sociale. Ne confondez pas cette attitude avec une trahison, vous feriez une grosse erreur.

Anonyme a dit…

pour répondre à la question de l'anonyme de ce jour , j'ai seulement envie de lui offrir une paire de lunettes, un plan de la ville et du grand Lyon, pour aller voir concrètement ce que c'est qu'être de gauche avec un maire comme Gérard Collomb: travail pour sortir les gens des ghettos, priorité aux logement social...et sur les 35 heures des négociations bien menées avec les syndicats du personnel municipal, dès son arrivée à la mairie.
Je préfère ces faits concrets au commentaires sur des évaluations partiellment critiques des 35heures qui ne peuvent être heureusement l'unique baromètre pour être reconnu par les siens à gauche.
Simone

Thibault a dit…

Quand je vois le PS au niveau national, je suis de droite.
Quand je vois Gérard Collomb et ses réalisations, je suis fier d'être de gauche.
Mais pourquoi donc ma commune ne fait pas partie du Grand Lyon !!!

A. Fossard a dit…

Arretons de cataloguer le PS sur la ligne guediste ! Jaurès n'avait pas une vision étriquée de la gauche ! Il était un libéral au sens nomble du terme.

Anonyme a dit…

depuis quand colomb est de gauche il impose sont dictac au commune de l est lyonnais bien aidee par des maire completement demago
salut laurent de gauche

gregoire a dit…

Les grands noms sont lâchés : Jules Guesde contre Jaurès ! Nous voila revenus au congrès de la belle ville de Tours dont le maire est un des tenants de la Ligne Claire si je ne m'abuse ...

La question n'est pas de savoir si la ligne du PS est une ligne réformiste ou non, la question est de savoir ce que sous entend le terme réformiste ! La révolution par des moyens déjà éprouvés historiquement c'est fini depuis Tours ! Et ce pour tout le monde, car tout le monde est réformiste au PS, même Mélenchon ou Emmanuelli (qui préfèrent le terme de gauche républicaine, ce en quoi ils ont raison).

Sauf qu'avec l'émergence de la sociale démocratie (dont on a vu les beaux résultats en Italie et en Allemagne notamment), le mot réformiste fait plus penser à droitisant qu'autre chose.

Le capitalisme, horizon indépassable ? Quelles priorités (répartition des richesses et cie) pour la société de demain ? Quelle relation citoyen-état ?

Sur ces questions, la ligne de M.Collomb n'est pas socialiste au sens classique du mot. C'est malheureusement de la sociale démocratie, méprisant le fameux surmoi Marxiste qui a donné naissance à un pan entier de la gauche, et dont on voit bien aujourd'hui que si tous ses remèdes n'étaient peut être pas des plus adaptées, ses imprécations étaient loin d'être dénuées de bon sens !

Ms Valls, Collomb, Guérini et consorts, en s'érigeant en pourfendeurs des idées pré conçues et des dogmes, s'enfoncent dans une realpolitik de gauche du plus mauvais aloi, qui ne fournit ni espérance aux classe populaires, ni combat contre les classes aisées dont tout le monde sait encore que dans ce pays, ce sont toujours elle qui disposent de privilèges innaceptables.

Ne pas généraliser sur cette question, tout a fait d'accord. Par contre, de là à s'en faire des amis, surtout des grands patrons, je n'appelle pas ça être socialiste. Si ca s'appelle être stupidement dogmatique, eh bien soit.

Anonyme a dit…

Grégoire, sachez que "se faire l'ami des patrons", c'est attirer des entreprises à Lyon.
Attirer des entreprises à Lyon, c'est faire diminuer le chômage, mais c'est aussi favoriser la création et/ou la maintenance des transports en communs, car n'oublions pas que le SYTRAL est financé en grande partie par les entreprises.
Après, vous pouvez toujours regretter que la gueere que les Français ont refusée en Irak ne soit pas rapatriée en France entre le prolétariat et les classes aisées.

Yann Le Bihan a dit…

@Grégoire : j'ai envie de vous faire une réponse à la Pierre Bayle : de même que l'on n'a pas un besoin absolu de religion pour construire une morale respectueuse de l'humain, on a parfaitement le droit de vouloir la justice sociale sans faire allégeance au "surmoi marxiste" - qui n'est pas un simple "surmoi", au vu des dizaines de millions de squelettes que l'on trouve dans ses placards, mais plutôt un énorme "ça" déguisé en surmoi.

Bien sûr que le système actuel est "dépassable", et je doute fort que Gérard Collomb pense le contraire. Mais encore faut-il savoir comment le dépasser : en s'appuyant sur l'ensemble des forces pour les amener à travailler ensemble - et il y a d'immenses chantiers sur ce terrain-là, pour qui veut bien faire travailler son imagination - ou bien en les dressant les unes contre les autres ? La deuxième formule a déjà été choisie à de nombreuses reprises, avec les conséquences tragiques que l'on sait - et que vous ne pouvez pas balayer d'un revers de la main en les qualifiant d'accidents de parcours.

sandra a dit…

bravo et merci pour tout ce que vous faites pour le parti spcialiste. continuez de donner une bonne image du ps

sandra