mercredi 28 février 2007

« Décines »-moi un stade !

Hier soir je me suis rendu à Décines, en compagnie de Jean-Michel Aulas, pour présenter à l'ensemble des élus décinois le projet de grand stade de l'Olympique Lyonnais qui va se réaliser dans leur ville

J'ai trouvé les conseillers municipaux très motivés et très conscients de l'opportunité que représente ce projet pour le développement et la notoriété de Décines.
Autour du Maire Pierre Crédoz, les élus décinois ont pu, au fil de la discussion, mesurer les retombées pour leur ville, en termes d'emplois, de ressources nouvelles, de dynamisme économique et social, d'une telle réalisation.
Ce projet structurant et valorisant pour l'ensemble de l'Est Lyonnais, financé sur fonds privés (c'est une première en France), regroupera, outre le stade et les installations d'entraînement de l'équipe professionnelle, une zone commerciale, des équipements de loisirs, de restauration et d'hôtellerie.
La Communauté Urbaine accompagnera naturellement l'OL avec vigueur et détermination pour l'aider à réaliser cet équipement indispensable pour assurer la pérennité du club dans l'élite européenne du football.
Chacun le sait, l'OL est un formidable vecteur de notoriété pour Lyon et son agglomération.
On a pu le mesurer encore hier soir à l'heure de la conférence de presse que j'ai tenue en compagnie de Jean-Michel Aulas et de Pierre Crédoz, devant une nuée de journalistes !
Le grand stade de l'OL est désormais sur orbite. Rendez-vous en juillet 2010 pour l'inauguration !

dimanche 25 février 2007

« Ne jamais lâcher ! »

On le sait, les lendemains de Ligue des Champions ne sont jamais faciles à négocier. Pourtant, samedi soir, les lyonnais ont réalisé, sans doute, l'un des plus beaux matchs qu'il m'ait été donné de voir, cette saison, à Gerland. Mené de deux buts, à quatre minutes de la fin, l'Olympique Lyonnais a fait preuve d'une détermination sans faille et d'un incroyable courage, pour aller chercher le point du match nul. Aidé en cela, il est vrai, par la main de Diawara.
L'attitude des joueurs a été exemplaire. Sans s'affoler, en comptant sur leur force, leur technique, leur choix tactique, ils ont réussi à revenir dans une partie qui s'annonçait, à 3 à 1, perdue d'avance. De ce match, je crois que l'on peut en tirer l'enseignement : que « rien n'est jamais joué avant le coup de sifflet final ! » Gerland comptait un invité de marque et un joueur que j'aime beaucoup: Partrick Vieira. Nous avons eu l'occasion d'échanger quelques minutes et, je dois dire, qu'en plus du grand footballeur qu'il est, j'ai découvert un homme chaleureux et ouvert.

samedi 24 février 2007

Le Boom immobilier lyonnais

Il y a quelques jours, ont été rendues publiques les données du marché immobilier logements « neuf » de l'agglomération lyonnaise. Les prix moyens à Lyon se situent à 3260 euros/m² et se stabilisent, ce qui positionne notre ville derrière Paris, Nice, Aix-en-Provence et Marseille pour le prix moyen au m². C'est un bon résultat compte tenu de la croissance démographique lyonnaise et de la forte demande en logement qu'elle génère.
4 742 logements neufs ont été vendus en 2006 dans l'agglomération lyonnaise, soit 24% de plus qu'en 2005, dont près de la moitié sur la ville de Lyon. Et 13 000 autorisations de construire ont été délivrées en 2006 (8300 en 2005).Le lancement de trois grands projets d'aménagement à Confluent, la Duchère et la Buire a permis d'enrichir et de diversifier l'offre en logements, tout comme notre politique de mixité sociale, mise en place en collaboration avec les promoteurs. Nous montrons ainsi qu'il est possible de mener une politique du logement volontariste pour construire une agglomération attractive, dynamique et solidaire.

vendredi 23 février 2007

INGRID BETANCOURT : 5 ans, ça suffit !

Depuis 5 ans, Ingrid Betancourt et Clara Rojas sont retenues en otage par la guérilla des Forces Armées Révolutionnaires en Colombie. Citoyenne d'honneur de la Ville de Lyon, Ingrid Betancourt symbolise l'engagement et le courage face à l'arbitraire et au fanatisme.
Nous devons poursuivre collectivement nos efforts pour obtenir sa libération, celle de Clara Rojas et des centaines d'otages enlevés en Colombie. La famille et les proches d'Ingrid comptent sur un engagement fort des candidats à la présidentielle pour que la France accentue sa pression dans les mois qui viennent, en collaboration avec l'Union Européenne et les États-Unis pour obtenir enfin des résultats tangibles.
Chaque citoyen peut manifester sa solidarité et apporter aide et soutien.
Je vous encourage à le faire.

Le match aller

Mercredi dernier, j'étais à Rome pour, notamment, supporter l'Olympique Lyonnais

Voici les quelques images que j'ai ramené du voyage. Dans la première partie de la vidéo, je parle avec Thierry Braillard mon adjoint aux sports du match à venir. Le lendemain je fais une analyse de la rencontre.



jeudi 15 février 2007

Une convention pour rénover 7 quartiers du Grand Lyon

Cet après-midi, nous avons engagé la deuxième tranche du programme de renouvellement urbain de l'agglomération lyonnaise, avec la signature de 7 nouvelles conventions ANRU. Vous connaissez sans doute les actions déjà entreprises par le Grand Lyon pour rénover quatre grands quartiers de l'agglomération lyonnaise que sont la Duchère, les Minguettes à Vénissieux, Vaulx-en-Velin et la Ville Nouvelle de Rillieux la Pape. À ces quatre quartiers, s'en ajoutent, aujourd'hui, 7 autres, à Bron Parilly, à la Norenchal sur la commune de Fontaines-sur-Saône, à Lyon 8ème, à Saint-Priest, à la Poudrette à Villeurbanne, à l'Arsenal à Saint Fons, et à Givors, nouvelle venue dans la communauté urbaine.
En plus de ces 11 projets déjà engagés, le Grand Lyon a déposé 3 autres demandes auprès de l'Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine pour les quartiers de Bron Teraillon, de la Duchère (2ème tranche du projet) et du Mas du Taureau à Vaulx-en-Velin.
Au total, c'est près de 1,3 milliards d'euros qui sont engagés pour réaliser l'ensemble de ces projets. Le Grand Lyon et les autres collectivités locales apportent une contribution s'élevant à 423 millions d'euros. La part de la communauté urbaine étant de plus de 174 millions d'euros.
Au total, c'est 9% des habitants de l'agglomération qui verront leur vie quotidienne s'améliorer. La volonté de construire une ville équilibrée et de combattre la ségrégation spatiale n'est pas donc pas, à Lyon, que dans les discours. Comme l'a souligné le directeur de l'Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine, Monsieur Van de Maele, en matière de renouvellement urbain, notre agglomération se trouve à l'avant-garde.

mardi 13 février 2007

Aux candidats à l'élection présidentielles

Ce mardi, j'étais à Paris pour présider une réunion de l'Association des communautés urbaines de France (l'ACUF) qui compte 14 communautés urbaines, dans lesquelles vivent près de 10% des français. Nous sommes représentatifs du phénomène urbain qui, à l'heure actuelle, concentre, à la fois, le dynamisme économique, les problèmes sociaux et ceux du développement durable. Nous avons décidé de nous adresser aux différents candidats à la Présidence de la République, pour leur exprimer nos principaux sujets de préoccupations.
Trois grands sujets sont, aujourd'hui, fondamentaux pour l'avenir des villes :
Premièrement, il faut renforcer nos grandes villes pour qu'elles puissent supporter la comparaison avec les grandes métropoles européennes. Pour cela, il faut supprimer les contraintes qui les brident par rapport aux territoires voisins avec qui elles doivent nécessairement coopérer en matière de transport, comme d'économie ou de préservation des espaces ruraux périurbains.
Deuxièmement, il faut revenir sur la réforme de la taxe professionnelle qui va assécher, à terme, les recettes des villes et, de fait, réduire leurs champs d'actions, alors que ces dernières sont aujourd'hui l'un des principaux acteurs du développement en France.
Troisièmement, il faut surtout que l'État respecte, à l'avenir, les engagements pris avec les communautés urbaines. Nous ne pouvons plus nous permettre de subir ce que nous avons connu, ces dernières années, en matière de financement des transports en commun, par exemple, où nous avons initié un grand nombre de projets pour lesquels l'État s'est progressivement désengagé, alors que les contrats étaient pourtant signés avec les préfets.
C'est en ville que se construit l'avenir de la France et des Français. Il faut que les candidats aient cela à l'esprit. C'est tout le sens de la démarche que nous venons de lancer.

Quelques précisions sur un accord

Dans un souci de parfaite transparence, et pour répondre à certaines inquiétudes que vous avez exprimées sur ce blog, je souhaite revenir sur le sens et les termes du partenariat entre Lyon et Microsoft, signé le 1er février dernier.
Ce partenariat trouve son origine dans le Sommet mondial des villes et des pouvoirs locaux sur la société de l'information que j'ai organisé à Lyon en décembre 2003. Microsoft, qui était partenaire de ce sommet aux côtés d'autres grandes sociétés du secteur informatique (Sun, IBM) a souhaité aller plus loin et mettre en oeuvre des projets concrets pour répondre aux objectifs de la déclaration que nous avions adoptée.
Ce partenariat s'articule autour de trois grandes priorités de notre agglomération : l'innovation économique, la démocratisation des technologies de l'information au niveau local et l'action internationale. Il s'appuie sur une politique publique forte et originale que j'ai lancée dès 2001 (le programme lyonnais pour la société de l'information), il renforce et complète les potentiels de nos acteurs et il respecte la liberté de chacune des parties.
Dans cet accord, je tiens à préciser que le soutien de Microsoft repose essentiellement sur des ressources non financières, qu'il n'est pas basé sur une relation commerciale et qu'il ne comporte aucune exclusive.
Lyon reste donc libre dans ses choix technologiques comme en témoigne la diversité des applications informatiques qui cohabitent librement dans nos directions informatiques. Le principe du mieux-disant s'est toujours appliqué dans nos collectivités, d'un point de vue technique, sur le niveau du service offert, sur l'interopérabilité des systèmes et au niveau du coût « consolidé » des solutions retenues (licence, maintenance, formation, évolution). D'ailleurs, c'est ce principe du mieux disant qui explique le choix de deux solutions développées en standards ouverts pour les plates-formes des sites Internet de la ville et de la communauté urbaine (www.lyon.fr et www.grandlyon.com). Je tiens également à souligner que j'ai fait voter une délibération au conseil municipal dès 2003 pour que la communauté des développeurs puisse accéder librement aux codes sources de la plateforme Lyon.fr pour la réutiliser, l'améliorer ou en faire bénéficier d'autres villes. Enfin, j'ai récemment associé la Ville de Lyon à l'accueil de la plus grande conférence mondiale sur la bureautique libre, la célèbre « Open Office Conférence ».
Je suis donc pour ce que j'appelle une coexistence bénéfique des différents systèmes et modèles informatiques car je pense qu'une pluralité technologique est la meilleure garantie d'indépendance et de qualité de service pour nos concitoyens.
Ce partenariat, nous permet aujourd'hui de conforter l'excellence numérique de l'agglomération et de concrétiser tout une série de projets innovants dans les loisirs numériques, l'édition logicielle, la lutte contre l'exclusion numérique, l'éducation, l'e-administration, la solidarité internationale et la coopération européenne.

vendredi 9 février 2007

Lyon a la santé !

Hier soir, lors de remise des trophées de l'ADERLY, j'ai remis un prix à l'entreprise GENOPOÏETIC. Un établissement spécialisé dans la lutte contre le cancer, qui a fait le choix de s'implanter sur le BIOPARC de Lyon, un pôle de recherche scientifique et d'innovation dans le domaine de la santé. Notre agglomération est un territoire d'excellence dans le secteur des sciences du vivant, et ce de la recherche fondamentale à l'application clinique au bénéfice des malades. Signe tangible de cette excellence, mardi dernier, les Ministres de la recherche et de la Santé ont labellisé, au plan national, 8 projets phares de recherche clinique dont 3 projets lyonnais !

Après le pôle de compétitivité Lyon Biopôle et le réseau de recherche avancée en infectiologie, cette nouvelle labellisation conforte le statut de leaders des chercheurs et scientifiques de notre agglomération dans le domaine des sciences du vivant, de la recherche fondamentale et de l'application clinique au bénéfice des malades.

Elle va permettre de fidéliser des équipes de chercheurs et de médecins de niveau international autour de 3 défis majeurs de santé publique : le traitement du cancer, le handicap neurologique et la transplantation.

Cette labellisation va générer des investissements et des emplois supplémentaires au sein de notre agglomération.

Je me félicite de ces nouveaux succès qui confirment la justesse des choix stratégiques de l'agglomération lyonnaise visant à fédérer toutes les énergies autour de pôles d'excellence et de recherche.

mardi 6 février 2007

Une bonne soirée !

Hier soir, se tenait une réunion publique dans le 8ème arrondissement. Je savais que j'y étais attendu, par certains, avec impatience, mais pas nécessairement bienveillance, puisque figurait à l'ordre du jour la question de la nouvelle chaufferie au bois. Chacun a pu s'exprimer très librement, et je dois dire que j'ai trouvé un public très attentif et prêt au dialogue.

Le « métier » de maire est un métier d'équilibriste. Conjuguer intérêt général et somme des intérêts particuliers est parfois difficile. Pourtant, au moment où l'on parle des risques pour l'avenir de la planète, des effets du réchauffement de la terre, et plus localement, des problèmes de pollution atmosphérique et de raréfaction de l'énergie, mon devoir est, je crois, de m'en tenir à ce qui est bénéfique pour le plus grand nombre. Une chaufferie centrale consomme moins d'énergie et pollue sensiblement moins que la multiplication des chaufferies d'immeubles. Celle qui est prévue est au bois, une source d'énergie renouvelable, neutre en terme d'émission de CO2, principal gaz à effet de serres. Cela à son importance à l'heure où le réchauffement de la planète devient, enfin, une préoccupation mondiale.

Pour toutes ces raisons, l'objectif de développer le chauffage urbain ne doit pas être abandonné.Tout le monde est à peu près d'accord sur ce point, comme l'a souligné le représentant d'une association. Mais personne ne veut une chaufferie à côté de chez lui, même si les normes environnementales et de sécurité pourtant draconiennes sont respectées. Beaucoup ont reconnu cette contradiction qu'il appartient au politique de résoudre.

Je prendrai donc mes responsabilités, après avoir écouté l'ensemble des avis et opinions, j'ai d'ailleurs annoncé que je reviendrai discuter du sujet « Chaufferie » lors d'une réunion spécifique.

Je me félicite de la qualité des échanges de la réunion d'hier, au cours de laquelle bien d'autres questions ont d'ailleurs été évoquées par les quelques 700 participants. On a ainsi pu parler propreté, logement, sécurité, crèches, piscines, terrains de sport... J'ai été frappé par le fait que les personnes qui sont intervenues ont montré à la fois leur bonne connaissance et leur attachement à leur quartier et à leur arrondissement.

Tout juste puis-je regretter que quelques-uns aient voulu cliver le débat, en distribuant, en début de réunion, des tracts incantatoires. Avec d'ailleurs bien peu de succès, puisque les habitants étaient venus dialoguer sans entendre se laisser « manipuler ». C'était un très bel exercice de démocratie, adulte et responsable. J'ai eu d'ailleurs plaisir, à l'issue de la rencontre, à prolonger pendant près d'une heure autour du verre de l'amitié échanges et dialogues
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vendredi 2 février 2007

Lyon et Microsoft

Jeudi dernier, j'ai signé avec Bill Gates un partenariat entre la ville de Lyon et Microsoft. Cette signature est une reconnaissance, celle de l'excellence de notre agglomération, tant sur le plan du numérique que des biotechnologies.

Durant notre entretien, nous avons évoqué la solidarité Nord-Sud. La fondation Bill et Melinda Gates a pour ambition d'éradiquer les pandémies en Afrique. Nous avons donc essayé de voir comment nous pourrions coopérer dans l'avenir au travers d'un rapprochement entre LyonBiopole, notre pôle de compétitivité sur les Biotechnologies, et sa fondation. Des chercheurs lyonnais se rendront à Seattle, dans le courant de l'année 2007, pour faire avancer ce dossier essentiel.
Les très grands chefs d'entreprises ont, parfois, une image un peu austère. Notre rencontre, au contraire, a été vraiment chaleureuse. Bill Gates est un homme sympathique et ouvert, avec qui il est très facile de discuter.